Pollution et désinformation

En matière de pollution de l’air de nos villes la désinformation du public est totale.

Commençons par les particules fines. La question est bien plus complexe que la vision idéologico-écolo veut bien nous le faire croire.

Tout d’abord il faut savoir que l’émission de particules fines par les moteurs est équivalente à la quantité émise par les cigarettes.

Mais surtou, les particules émises par le moteur représentent moins de 15% du volume de particules fines émises par une voiture en général – et en fait à peine 10% en ville. En effet, les freins émettent 6 fois plus de particules fines qu’un moteur diesel actuel. Il s’agit d’un chiffre moyen et comme en ville l’usage des freins est plus fréquent que sur autoroute, la proportion en usage urbain est plus importante. De plus les particules provenant des freins contiennent, en plus du carbone comme celles des moteurs, des métaux comme le cuivre qui s’avèrent bien plus nocifs pour les poumons.

Cela veut donc dire qu’à quelques pourcents près, une voiture électrique émet la même quantité de particules fines en ville qu’une voiture diesel. Comment justifier alors cette chasse au diesel qui, au km parcouru, émet moins de gaz polluants que l’essence ?

D’une manière générale, l’histoire de la lutte contre la pollution toxique de l’air dans nos villes est à la fois celle d’un succès remarquable et celle d’un échec plus remarquable encore.

Selon les produits, une automobile mise aujourd’hui sur le marché émet vingt fois à dix mille fois moins de polluants toxiques qu’un véhicule d’il y a quinze ans.

  • En huit ans seulement, de 1997 à 2005, les réductions suivantes des concentrations ont été enregistrées par l’observatoire officiel Airparif dans l’air de la capitale française :
    56 % pour le monoxyde de carbone ;
    43 % pour les oxydes d’azote ;
    56 % pour le dioxyde de soufre ;
    29 % pour les particules ;
    95 % pour le plomb ;
    77 % pour le benzène.

En moyenne, la réduction de la pollution a été de plus de moitié à Paris en huit ans et elle se poursuit de nos jours. Il ne s’agit pas d’une diminution, mais d’une chute brutale, et les résultats sont tout aussi spectaculaires en province. En quelques années, le progrès technique a donc réussi à faire brutalement chuter la pollution toxique dans l’air de nos villes. Celui-ci est plus pur qu’il ne l’a jamais été depuis le XIXe siècle et le succès est de ce point de vue remarquable.

Mais, ce qui est plus remarquable encore, c’est l’échec enregistré sur le plan de la perception du phénomène par nos compatriotes. Cet échec est d’une ampleur à peine croyable. Alors que l’amélioration a été fulgurante au cours de la dernière décennie et qu’elle se poursuit, nos concitoyens, interrogés en avril 2006 par l’institut Ipsos sur l’évolution de la pollution dans nos grandes villes, ont exprimé une opinion bien différente : 68 % d’entre eux ont affirmé qu’elle augmentait, 28 % qu’elle stagnait, 3 % qu’elle diminuait un peu, et 1 % qu’elle chutait beaucoup. Autrement dit, l’échec est total.

Merci aux écolos et aux médias qui relaient sans aucun discernement leur discours mensonger et apocalyptique.

CLUB DANTON

Déjà 8 commentaires, laissez un commentaire

8 réponses à Pollution et désinformation

  1. Laurent 28 novembre 2016 à 07:23 #

    Il faut bien que les associations et surtout notre gouvernement en place se remplisse les poches quitte à détruire complètement le peu d’industrie automobile qui reste encore en France.
    Ces destructeurs d’activité devraient être sévèrement punis.

  2. Godefroid de Couillons 28 novembre 2016 à 09:28 #

    Je rappelle aussi que la quantité d’ozone (je parle de l’ozone des basses couches de l’atmosphère) dont l’excès est nuisible à la santé est fonction inverse de la pollution.

  3. bibi30 28 novembre 2016 à 14:46 #

    Je suis d’accord sur ces commentaires , étant directement concerné et devant faire mes preuves en tant qu’inventeur sur la motorisation hybride : seule solution acceptable technologiquement pour la propulsion auto. Mais il faut choisir la bonne solution technique et économique…ce qui n’est pas le cas actuellement bien que Toyota fait feu de tous bois mais n’a pas trouvé la solution sur le plan économique. J’ai la solution avec l’H² haute pression, mais qui veut m’aider? Peut-on me contacter?

  4. Anonyme 29 novembre 2016 à 17:47 #

    Pouvez vous nous donner vos sources SVP ?

  5. Neptunus 5 décembre 2016 à 10:09 #

    Dans la rubrique « Qui sommes nous ? », vous écrivez : « L’ensemble des propos et chiffres présents sur ce site sont avérés et vérifiables par tout un chacun ( cf bibliographie associée à chaque affirmation ). » Je viens de lire une dizaine d’articles récents. Je n’ai trouvé de référence au bas d’aucune. L’article ci-dessus est du même tonneau : tout juste des affirmations non étayées.

  6. bibi30 5 décembre 2016 à 11:41 #

    Le club DANTON peut-il répondre à nos questions?
    Car c’est un sujet très important, au-delà des partis politiques

  7. Gentil Monsieur 11 février 2017 à 13:39 #

    https://www.airparif.asso.fr/_pdf/echantillon-evolutif-stations-urbaines.pdf

    Après de nombreuses recherches, j’ai retrouvé ce qui me paraît être votre source même si le fait que vous ne les ajoutiez pas vous-même montre à quel point vous n’êtes pas pressés que vos lecteurs réfléchissent par eux-mêmes…

    Pourtant, force est de constater la stagnation relative des particules fines ainsi qu’une augmentation nette de la concentration d’ozone que vous omettez (zut, alors, quel distrait !) de mentionner.

    Merci d’admettre que ces problèmes sont encore loin d’être résolus quand on sait qu’aujourd’hui que 600 000 décès prématurés en 2010 en Europe étaient imputables à cette même qualité de l’air. (Ho mais je suis sûr que ça a baissé depuis !)

    https://www.airparif.asso.fr/actualite/detail/id/139

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