Agriculture bio : le prochain désastre écologique et biologique

L’agriculture bio se développe en utilisant des arguments parfaitement mensongers : les produits bio sont censés être plus sains pour l’homme, plus sûrs pour l’environnement et plus chers car ils n’utilisent pas de pesticides.

Les produits bio sont certes plus chers mais ce n’est certainement pas parce qu’ils n’utilisent pas de pesticides. Bien au contraire. Le label AB autorise l’usage de 343 substances dont certaines présentent des risques sérieux :

  • 97 : risque toxicologique et danger pour l’environnement,
  • 87 : très toxiques pour les organismes aquatiques,
  • 23 : dangereux pour les abeilles,
  • 3 : nocifs et pouvant provoquer une atteinte des poumons.

Contrairement à ce que prétend la propagande écolo, l’agriculture bio ne peut pas de passer de pesticides. En fait, elle en utilise même beaucoup plus que l’agriculture traditionnelle. Les chiffres sont à vrai dire édifiants :

  • L’agriculture AB utilise 13 900 tonnes de pesticides pour 3,5% des surfaces cultivées,
  • L’agriculture traditionnelle utilise 48 000 tonnes de pesticides pour 96,5% des surfaces cultivées.

L’agriculture biologique utilise ainsi 8 fois plus de pesticides par hectare ! Si toutes les cultures françaises étaient bio, on utiliserait 397 000 tonnes de pesticides.

Et tous les pesticides utilisés ne sont certainement pas d’origine biologique. Beaucoup sont d’origine chimique. Voici quelques exemples.

Le cuivre (chimique) est le plus utilisé en agriculture bio, sous la forme de sulfate ou de bouillie bordelaise. Dans la plupart des cultures (vigne, arbres fruitiers, légumes) la dose requise est d’environ 5 kg/ha/an. Ce cuivre est permanent et absorbé par le sol. Au bout de 20 ans, on a ainsi 100 kg de cuivre par hectare. Les surfaces bio se transforment ainsi en véritables mines de cuivre ! Le cuivre est bactéricide et nématocide, c’est-à-dire qu’il détruit les bactéries et les vers de terre. Tous les essais pour le remplacer ont échoué. Des moutons sont morts après avoir brouté de l’herbe produite sur des sols pollués au cuivre. De plus certaines plantes ne peuvent plus être cultivées sur des sols stérilisés par la cuivre !

Le souffre (chimique) est lui aussi utilisé en grande quantité. Il s’oxyde en sulfite et en sulfate mais en milieu anaérobie, il se transforme en H2S (sulfure d’hydrogène), composé très toxique.

Ces deux produits (cuivre et souffre) sont rémanents alors que tous les pesticides traditionnels doivent être biodégradables. De plus les pesticides traditionnels doivent avoir une toxicité faible, mesurée par le DL50 (dose létale nécessaire pour tuer la moitié d’une population étudiée). Plus le DL50 est élevé, moins la substance est toxique.

Le Round Up par exemple a un DL50 de 5000 mg/kg. Comparons-le avec la toxicité des produits utilisés en agriculture AB :

  • Le Bore a un DL50 de 560 et est interdit dans beaucoup d’applications industrielles,
  • L’Acide acétique, fabriqué par synthèse, a un DL50 de 3000,
  • L’eau oxygénée concentrée, utilisée pour traitements de surface, a un DL50 de 200,
  • Le Bromure de méthyle a un DL50 de 14,
  • Les Pyréthrines ont un DL50 qui varie de 200 à 2600 suivant le type,
  • Le Polysulfure de calcium a un DL50 de 820,
  • Le sulfite de nicotine a un DL50 de 50 à 60,
  • Le sulfate de cuivre a un DL50 de 300.

Le Round Up est ainsi bien moins toxique que la plupart des pesticides utilisés en agriculture bio !

Parmi les autres pesticides utilisés en agriculture bio, citons également le spinosad, l’azadirachtine (huile de neem), la Deltaméthrine, le Bacillus thuringiensis (dont un gène a été transféré à un maïs OGM) ou le virus de la granulose du carpocapse. L’huile de neem est interdite en France mais autorisée dans certains pays européens. Toutefois, certaines associations d’agriculteurs biologiques l’utilisent en toute illégalité au motif que ce serait une PNPP (Préparation naturelle peu préoccupante).

Et les 343 substances autorisées en France sont loin de la liste de 3000 utilisée aux Etats-Unis en agriculture bio…

Il faut aussi observer qu’un produit chimique est testé en toxicologie plusieurs années (parfois plus de dix ans) avant d’être autorisé sur le marché. A contrario les pesticides naturels n’ont besoin d’aucune autorisation. Les premiers utilisateurs servent de cobayes : s’ils ne meurent pas immédiatement, le produit est considéré comme bon…

Le cas de la roténone illustre les pratiques bio. Cette substance a été interdite aux USA il y a longtemps mais elle est restée tolérée en France jusqu’en 2011. On en trouve des teneurs 10 fois supérieures à la dose admise (LMR) dans les huiles d’olive bio Italiennes. Or son influence sur le développement de la maladie de Parkinson est aujourd’hui largement prouvée. La toxicité de ce produit est grande puisque sa LD50 n’est que de 132 mg/kg.

La vérité c’est que la culture bio est beaucoup plus rentable que la culture traditionnelle. Les pesticides utilisés sont vendus à prix d’or et ce sont les consommateurs – bobos ou autres naïfs – qui paient, le tout sous l’œil bienveillant de fonctionnaires qui savent mais préfèrent fermer les yeux.

 

CLUB DANTON

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4 réponses à Agriculture bio : le prochain désastre écologique et biologique

  1. la jacquerie 7 août 2016 à 19:01 #

    Il ya belle lurette qu’on le sait !!!mais les « bobo »s’en foute dés l’instant que c’est plus cher c’est meilleur!!!les vendeurs ,producteurs ont bien raison!!dès que des C.. le croient et qu’ils payent.

  2. Anonyme 8 août 2016 à 19:54 #

    Je n’ai jamais lu un article aussi fallacieux, digne d’un lobbyiste de Monsanto, ce n’est certainement pas le bio qui a pollué: La Beauce, La Brie, Le Beaujolais, La Bourgogne, Le Bordelais, La Champagne, etc….continuer à vous empoisonner , mais laisser le libre arbitre aux autres. Devant ce déballage d’inepties, je supprime résistance 2017 de mes favoris.

  3. Zendog 16 août 2016 à 20:00 #

    Tout cela est connu mais le mot « naturel » est magique.or les poisons les plus dangereux sont bel et bien d’origine naturelle comme la toxine botulique, le cyanure de potassium, le curare, etc.

  4. Bernard 19 août 2016 à 11:23 #

    Ben ça alors, quelle découverte !!! mais le bio n’a jamais eu pour but de meilleurs aliments mais surtout de préserver les sols (voir Lydia et Claude Bourguignon) et la biodiversité.
    Parce que la destruction actuelle est pratiquement irrémédiable si la correction immédiate grâce au bio et autre n’est pas assurée qui ne concerne pas seulement les produits mais aussi les méthodes de culture.
    Et puis mettez-vous à jour :
    https://ephy.anses.fr/var/default/files/liste_des_produits_a_base_de_glyphosate_faisant_lobjet_dun_retrait_a_compter_1er_juillet_2016.pdf

    Enfin nous ne sommes qu’au début d’un mouvement de correction nécessaire pour ne pas aller dans le mur.
    Ce n’est pas suffisant, tout n’est pas parfait mais c’est un premier petit pas important et à soutenir au lieu de dénigrer.

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