Nazisme, djihadisme, trotskisme : toujours les mêmes principes

Les pires excès de nos sociétés ont toujours été commis sous couvert d’idéologies qui ont permis à une minorité de bouchers de manipuler les foules et de perpétrer des massacres. L’islamisme est le dernier avatar de cette série qui inclut, entre autres, le nazisme et le trotskisme.

Le nazisme prend ses sources très loin dans l’histoire puisqu’il remonte à la christianisation mal vécue des peuples germaniques qui s’est faite aux dépens de leurs dieux et surtout de leur mode de vie considéré comme supérieur. Le nazisme a tiré profit de cette frustration ancestrale en prônant le retour aux sources et la suprématie de la race germanique sur les peuples dégénérés du sud de l’Europe. L’humiliation du traité de Versailles n’a fait qu’apporter de l’eau à ce moulin. Alors que l’Allemagne traversait une grave crise existentielle, Hitler est arrivé avec Mein Kampf mais également avec de brillants philosophes et d’exceptionnels manipulateurs de l’opinion. Il a utilisé la recherche du retour aux sources pour régénérer l’esprit guerrier et entreprendre la conquête de l’Europe, de l’Atlantique à l’Oural, avant d’aller plus loin. Hitler et ses intellectuels considéraient que le peuple allemand n’était pas assez évolué pour comprendre la philosophie sous-jacente du nazisme. Il fallait donc qu’ils utilisent la manipulation et la propagande pour endoctriner le peuple. Le contrôle de l’éducation des enfants en faisait partie. Hitler ne cachait pas ses convictions quand il écrivait : « Les grandes masses sont aveugles et stupides. Les seules choses stables sont l’émotion et la haine ».

Il a suffi d’une doctrine, d’un homme, et d’une entreprise de fanatisation des masses pour mettre l’Europe à feu et à sang.

Le djihadisme – que certains appellent à juste titre l’islamo-fascisme – plonge aussi ses racines très loin. Ses ressorts sont semblables à ceux du nazisme : une religion, un prophète, et une fanatisation autour d’une doctrine qui n’a pas évolué en 15 siècles et qui a généré beaucoup de sociétés violentes. Les penseurs actuels du djihadisme utilisent des terroristes qu’ils réussissent à fanatiser en quelques mois. A l’instar des prêcheurs nazis, ils leur inculquent le retour aux sources et à la pureté de la religion originelle. Les connaissances religieuses de ces fanatiques ne sont qu’embryonnaires et leur endoctrinement est facile. Il faut parfois les pousser un peu et au moment de passer à l’acte, les kamikazes sont le plus souvent aidés par des drogues qui éliminent le peu de libre arbitre qui leur restait.

Cette méthode a permis de mettre à feu et à sang le Moyen Orient et une partie de l’Afrique et de semer la panique en Europe. Le monde musulman reste (en partie) hypnotisé par cette violence qui provient des tréfonds de l’histoire, à un moment où la puissance de l’Islam a été acquise en un temps extrêmement court. Ce monde musulman atomisé en une myriade de chapelles n’a aucun moyen centralisé de dire la vérité sur la religion. Ceci est dû notamment aux sourates, une sorte de post écriture du Coran qui permet toutes les interprétations et partant de là toutes les dérives.

Le trotskisme est un autre exemple des ravages que peut faire ce tryptique : un homme, une doctrine et la manipulation de masse. Le trotskisme plonge ses racines dans un monde industriel qui avait fait du Capital sa religion. Trotski était un boucher sans aucune morale qui a créé, avec d’autres, le bolchévisme, une doctrine totalement coercitive visant à asservir tous ceux qui ne faisaient pas partie de la nomenklatura. Le bras armé était constitué de la police politique, la Tcheka, qui a compté jusqu’à 200 000 hommes, ou plus exactement 200 000 monstres tant les exactions de la Tcheka sont atroces. Trotski a ensuite constitué une armée qu’il voulait porter à 5 millions d’hommes et qui devait lui servir à conquérir l’Europe de l’Ouest. Car pour Trotski le bolchévisme a une vocation mondiale. Lorsqu’il a été éjecté par Staline, un bourreau d’un autre genre, Trotski a écrit ses mémoires et s’est installé bourgeoisement pour essayer de détruire le pouvoir communiste bureaucratique mis en place par Staline.

En exil, Trotski a eu cette idée lumineuse de propager sa révolution dans le monde en créant des cellules indépendantes et souvent concurrentes. Les recrues étaient pour la plupart des jeunes bourgeois et des intellectuels juifs animés par le désir de renverser le monde capitalisme. Trotski a remplacé la manipulation de masse et les massacres par un procédé plus subtil : l’entrisme, consistant à infiltrer tous les contre-pouvoirs pour les manipuler, les dominer puis les contrôler. En France les vrais trotskistes n’ont jamais été très nombreux, peut-être 20 000, mais ils ont réussi à mobiliser des centaines de milliers d’idiots utiles qui leurs servent de chair à canon. Krivine voyageait en Amérique Latine pour essayer de créer des révoltes et des massacres puis il revenait tranquillement en France pour enfiler ses charentaises et vivre sa vie bourgeoise.

Pour un trotskiste, il n’y a aucune contradiction entre les idées révolutionnaires et insurrectionnelles qu’il propage et le fait de mener une vie bourgeoise en affichant un train de vie luxueux. Beaucoup de trotskistes ont très bien réussi dans les affaires. Et bien sûr, en politique les trotskistes sont pléthores : Cambadélis, Rossignol, Hamon, Jospin, Mélenchon, Dray, Besancenot, Moscovici, Plénel et même Gilbert Collard aujourd’hui proche du FN. Ils ont réussi à véroler quasiment tous les partis de gauche – à l’exception du Parti Communiste -, à enrôler des personnalités surprenantes – comme la fille de Chirac -, et bien sûr à contrôler les syndicats qui constituent leurs principaux bastions (Sud, FO, UNSA, FSU). L’éducation nationale, les ONG, un nombre incalculable d’associations sont infiltrées par les trotskistes. Organiser la contestation lycéenne et étudiante reste un de leurs moyens d’action préférés, comme en attestent les manifestations « spontanées » contre la loi El Khomri.

Le monde actuel est bien éloigné du monde industriel dans lequel la doctrine des trotskistes est née. Mais les trotskistes n’ont rien changé à leur idéologie car s’ils perdent leurs chimères, ils perdent leur âme. Les trotskistes profitent de l’archaïsme de la société française pour perdurer et renforcer en permanence leur pouvoir de destruction.

Le nazisme a été vaincu mais le trotskisme et le djihadisme sont toujours bien vivants.

 

CLUB DANTON

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4 réponses à Nazisme, djihadisme, trotskisme : toujours les mêmes principes

  1. arabal 30 avril 2016 à 20:35 #

    « …Ceci est dû notamment aux sourates, une sorte de post écriture du Coran qui permet toutes les interprétations et partant de là toutes les dérives… »

    Quel charabia et méconnaissance :les sourates sont parti intégrantes du Coran !!! Post écriture du Coran ????
    Il faut d’abord appendre avant d’affirmer…
    Le Coran + Hadiths+Charia =Islam = religion incréée ecrite par Allah lui même .

  2. Godefroid de Couillons 4 mai 2016 à 12:25 #

    Le péril numéro 1 aujourd’hui n’est ni le nazisme (bien évidemment puisqu’il a été vaincu), ni le trotskisme (totalement marginal), ni même le redoutable djihadisme (bouc émissaire bien pratique pour le Système prêt à tout pour sauvegarder sa puissance).

    LE PERIL NUMERO 1, C’EST LE MONDIALISME

  3. caron 6 mai 2016 à 18:51 #

    Quels que soient les régimes, les programmes, les courants ou les doctrines, un principe fondateur leur est commun à tous: diviser pour régner.
    Lequel est sous-tendu par un programme, un vrai, qui tient en deux phrases résumant la manière dont les dirigeants répondent à l’attente et aux demandes des peuples:
    Pour la dictature c’est  »ferme la »;
    Pour la démocratie c’est  »cause toujours ».

  4. arabal 25 mai 2016 à 12:15 #

    Et pour le niveau Culturel ..c’est :
     » tu peux toujours te brosser  » !!!!

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