Sport et égalité : la nouvelle compétition entre les drogués et les mutants

Une récente étude de l’IRMES nous révèle que l’égalité face au sport n’est plus qu’un mythe.

Jusqu’à présent il y avait trois catégories de sportifs : les non-drogués, les soi-disant non-drogués et les drogués. La frontière entre ses catégories s’est avérée assez floue et plutôt poreuse. Rappelons-nous que pendant sept tours de France, Lance Armstrong a été considéré dans la première catégorie par les instances du sport cycliste alors qu’il est maintenant avéré – de ses propres aveux – qu’il avait organisé dès l’origine le système de dopage le plus sophistiqué jamais conçu.

Mais nous découvrons qu’il existe maintenant une quatrième catégorie : les mutants.

D’après l’IRMES, une partie de la population subit une mutation du gène HFE qui a pour but de protéger l’organisme contre la perte de fer. Cette mutation est une pathologie car le sujet affecté va développer au bout de 20 à 30 ans des maladies de la peau, des articulations, du foie ou du cœur.

Mais ce qui est pathologique pour un individu normal devient un bienfait pour un sportif de haut niveau. En effet les sportifs sont soumis à des pertes importantes de fer générées par la lyse musculaire, l’hémolyse ou encore les micro hémorragies digestives ou urinaires. La mutation du gène HFE ralentit ainsi la perte de fer des sportifs et donne un avantage important aux sujets affectés. Cette mutation a à peu près le même effet que l’EPO chez les sportifs drogués.

Or il a été constaté qu’un nombre important de sportifs de haut niveau sont porteurs de cette mutation HFE. Celle-ci leur permet une fabrication plus rapide des globules rouges accélérant ainsi leur récupération, une meilleure reconstitution musculaire et in fine un potentiel de performance plus élevé.

La question se pose maintenant ainsi : peut-on mettre en compétition des athlètes normaux et des mutants ? Doit-on avoir des épreuves pour mutants et pour non-mutants ? Doit-on exclure les mutants comme on exclut ceux qui sont convaincus de dopage ? Mais si on admet les mutants pourquoi alors exclure les drogués ? Le nombre de mutants chez les sportifs semble plus élevé que dans la moyenne de la population. La sélection sportive par la mutation a-t-elle déjà commencé ?

Il serait temps que ce problème éthique soit clairement exposé au grand public et débattu. Tout semblait jusqu’à présent clair dans le sport : il suffisait de faire la chasse aux drogués pour que le sport soit propre. Mais les mutations, naturelles ou pas, vont tout changer. Certains individus auront dans leur gêne des avantages déterminants sur les autres. Alors bien sûr, on peut faire observer que c’est déjà le cas : les caractéristiques musculaires et physiologiques prédisposent certains individus plus que d’autres au sport de compétition.

Mais les mutations génétiques posent un problème bien différent car elles agissent, comme les drogues, sur les réactions biologiques et chimiques au sein de l’organisme. Dans un monde où tous les hommes sont censés être égaux à la naissance, ces mutations ne seront pas faciles à gérer.

 

CLUB DANTON

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Une réponse à Sport et égalité : la nouvelle compétition entre les drogués et les mutants

  1. Anonyme 8 février 2016 à 18:41 #

    j ai regardé Ecosse VS Angleterre leurs centres mesurent 2 mètres et pèsent 115 kg de mon temps un centre  » gaillard  » faisait 1.85 m et pesait 85 kg ……………..

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