Fleur Pellerin ou Marie Chantal chez les ploucs

 

 

Fleur Pellerin, après Science-PO, l’ENA, un poste de conseillère référendaire à la cour des comptes, puis d’auditrice de 2ème et de 1ère  classe, était tout à fait adaptée à devenir Ministre déléguée en charge des PME, de l’innovation et de l’ économie numérique. Son manque d’expérience (éventuel) dans son poste serait sans nul doute comblé par le savoir-faire de son ministre de tutelle, Son Dindonissime Montebrouette.

Elle est bien mignonne et après quelques visites stupéfiantes dans des PMI, ses yeux se sont grand ouverts : « Il n’y a pas de lutte des classes dans les PMI ».

Ce qui est déjà une reconnaissance qu’il y en a par ailleurs.

Est-elle la mieux placée pour s’occuper des PMI ? Est-elle assez rapide pour apprendre sur un quinquennat comment ça marche ? A-t-elle compris que s’il n’y a pas de lutte des classes dans les entreprises de moins de 50 salariés, c’est par ce qu’il n’y a pas de syndicats et que tout marche bien entre gens de bonne volonté.

Et Montebrouette, tirant la leçon de cette constatation inattendue, va-t-il réfléchir sur l’impact désastreux du syndicalisme de gauche et d’extrême gauche sur l’économie française.

Car lorsque les seuils sont atteints, la vérole syndicale s’installe avec des délégués endoctrinés par des syndicats noyautés par le parti communiste et surtout par les trotskystes. Les trotskystes sont peu nombreux (quelques milliers) mais ils ont noyauté la CGT, SUD, FO, la CFDT, la FSU. Ils agitent et infiltrent la base, empêchant ainsi tout dialogue constructif au sommet.

Ces trotskystes se rappellent le temps béni où les bolchevicks ont réduit le peuple russe à l’esclavage pour constituer l’armée qui devait envahir l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique… Heureusement que les Polonais les ont battus à plate couture lors de la bataille de la Vistule (avec l’aide de la France en particulier).

Ils ne savent absolument pas ce qu’ils peuvent préconiser pour le futur mais pensent toujours qu’il faut détruire la bourgeoisie et son industrie pour prendre un pouvoir qu’ils n’auront de toute façon pas, compte tenu du changement de mentalités en France. Mais ils pensent qu’ils pourront profiter du système comme l’ont fait les bolchevicks et leurs apparatchiks amenés par Trotsky en Russie.

Il serait bon que Marie Chantal et l’avocat Montebrouette participent à certains comités d’entreprise ou à certaines réunions des représentants du personnel dans les entreprises impactées. Ils sauraient que la lutte des classes est bien, encore, une actualité et que la destruction des sociétés est bien à l’ordre du jour.

Et nous le savons depuis des années : les entreprises mises en difficulté par les syndicats finissent par s’expatrier. Ce n’est pas tant le coût du travail qui est un handicap, que les entraves au travail organisées par les syndicats. Souvenons-nous de Giat, avec ses horaires journaliers de 4 heures dictés par la CGT. Les récalcitrants qui voulaient travailler plus se faisaient tabasser par les milices syndicales.

Dans les entreprises, les dirigeants et les cadres sont en première ligne : procès pour délit d’entrave (la tarte à la crème), pour accident du travail même lorsque le salarié est responsable, pour harcèlement (alors que ce sont eux les harceleurs). Tous les moyens légaux sont bons pour attaquer les patrons, les cadres et in fine les entreprises.

Et les syndicalistes se savent soutenus par les Inspecteurs du Travail souvent sélectionnés parmi les syndicalistes, les tribunaux aux mains du Syndicat de la Magistrature, les procureurs, parfois ex-inspecteurs du travail. Tout ce petit monde baigne dans un jus nauséabond.

Et qui sont ces doctrinaires ? Les plus souvent des profiteurs car il y a d’énormes avantages à engranger sur le temps de travail, sur les formations bidons, par les détournements de fonds de comités d’entreprise, par les embauches familiales, avec les enveloppes de fin de grève. Le syndicalisme a mis au moins tout un système quasi mafieux de détournement des fonds publics et des fonds des entreprises.

Que ces ministres s’immergent dans le quotidien des dirigeants locaux d’Arcelor Mittal, de Sea France (avec le mort suspect d’un intendant), de la SNCM, de PSA, de Total Raffinerie, d’Arkema, de Rhodia, de Continental.

Le but des syndicats est de détruire les sociétés afin de gagner le pouvoir sur les salariés et de se créer des occasions de manifester et de prendre une partie du pouvoir politique. Leur but est en effet politique et non économique.

Il est parfois difficile pour les dirigeants et les cadres de voir leurs pneus crevés, de recevoir des lettres anonymes de menace, d’être obligés de mettre leurs enfants en pension pour les protéger, de se faire insulter dans des tracts.

Fleur, ouvrez un peu plus grand vos yeux car vous n’avez rien vu !  Passez donc les seuils de 50, 100, 500 salariés et vous verrez que la France n’est pas encore le pays du consensus et vous verrez pourquoi les grandes entreprises déclinent ou se délocalisent lorsque les PMI de moins de 50 employés tiennent bon.

 

DANTON

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4 réponses à Fleur Pellerin ou Marie Chantal chez les ploucs

  1. Jean 25 novembre 2012 à 00:45 #

    Tout à fait d’accord avec cet article pour ma part !

  2. josiane 27 novembre 2012 à 12:57 #

    L’ ENA n’est qu’une l’école d’ANE en verlant chercher l’erreur!!!

  3. gerard 12 décembre 2012 à 05:55 #

    trés convaincant, mais suis loin d’étre convaincu .. donc les bourgeois seraient boucs emissaires des syndicats .., les patrons sont tristes d’avoir leur pneus creuvés .., et les travailleurs seraient des anes sciant la branche nouriciére sur laquelle ils sont assis ..
    c’est bien domage, qu’on ne trouve pas de represantant syndical dans une PME de 50 salariés ..
    évidement le bon patron est toujours trés au fait des revenus des ses employés, leurs conditions de travail, d’hygienne, de sécurité .. bien sur .. !
    certe il nous reste beaucoup de chemin a faire, à tous .., mais j’ai un doute sur la route empruntée ..
    une entreprise appartient aussi a ses employés, me semble t’il .., car comme un corps humain (l’enveloppe) l’entreprise fonctionne avec ses organes .., il n’y a pas le corps tout seul et rien dedans ..
    cessons d’étre idiots, puisqu’on nous y invite .., et battons nous pour tous .., toujours ..
    restez en haut de la pyramide, patrons, mais ne gardez pas tant .., donnez .., rendez donc ce qui n’est pas a vous .., gardez ce qu’il faut .., comme vos ainés avant ..
    c’est l’humanité qui vous regarde, soyez vigilants ..
    dans un siécle surement, on parlera de vous a d’autres enfants .., comme on parle de guerres ou de monde décadant ..
    comment étre fierts, pour vos descendants .., puisque la lumiére les mettra devant .. ?

  4. JAMAL640 17 décembre 2012 à 11:03 #

    Les syndicats sont les vrais fossoyeurs de notre économie, des emplois. Tout le monde le sait et peu osent le dire. Dans les PME/PMI et TPE/TPI tout se passe généralement bien et se règle en interne sans crises. Les seules visées des syndicats sont politiques et non économiques en France, à la différence de l’Allemagne ou les syndicats sont constructifs et les vrais interlocuteurs raisonnables des dirigeants d’entreprises. Et ce ne sont pas nos énarques et autres fonctionnaires qui vont faire avancer notre économie pourtant bien mal en point. Il n’y a que les créateurs, les investisseurs et les travailleurs impliqués qui pourront sauver notre beau pays de la récession. Quand nos dirigeants politiques comprendront que les vrais réserves d’emplois se trouvent dans les plus petites entreprises!! Si l’on aidait un peu les TPE/TPI à créer de nouveaux emplois ce sont des centaines de milliers d’emplois qui seraient créés !!! Rien que dans ma TPE ou nous sommes 2 et demi je pourrai créer 1 à 2 postes de commerciaux de plus!!!! mais tout est fait pour nous décourager et si ça continue j’envisage plutôt de mettre la clé sous la porte et de partir sous des cieux ou je serai bien mieux accueilli….. Pauvre France ce ne sont pas ces pantins qui vont redresser notre pays, c’est tout le contraire..

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