Comment les socialistes détruisent l’emploi en France

Avez- vous déjà entendu le mot « investissement» dans la bouche d’un socialiste ? Non, car ce n’est pas populiste. Le peuple qui vote pour eux ne fait pas d’investissement et s’en moque. Ce sont les électeurs de droite qui parlent de «capital», un gros mot pour les socialistes.

Malgré l’autisme du peuple de gauche, essayons tout de même d’expliquer le concept.

Les investissements en comptabilité nationale sont référencés sous le sigle FBCF (Formation Brute de Capital Fixe).

L’investissement est un pari sur l’avenir et c’est ce pari qui fait la fragilité du système.

Ce pari est fait sur les bases suivantes :

–         Une analyse de la demande des marchés permettant d’amortir le capital investi,

–         Une prise en compte des contraintes financières car il faut le plus souvent emprunter pour investir,

–         Un objectif de rentabilité. Personne n’investit à fonds perdus et c’est la rentabilité après impôts qui est le moteur permettant d’entretenir le mouvement.

 

La stupidité des socialistes, c’est de penser que l’on peut investir si le seul retour envisagé est d’avoir l’honneur de payer des impôts.

 

Dans le bilan de la nation, les investissements sont classés en deux grandes catégories :

–         Investissements en matériel et infrastructure, ou encore capital fixe. Ce poste inclut à la fois la consommation de capital pour l’entretien et la maintenance, et la formation nette de capital fixe qui conduit à des augmentations de capacité et donc à des créations d’emplois. Actuellement en France, 60% des investissements sont dédiés à l’entretien et à la maintenance. Malheureusement, les investissements de capacité servent souvent de variable d’ajustement,

–         Investissements immatériels, qui regroupent les dépenses de recherche et développement, la formation, les logiciels ou encore les dépenses commerciales. Ces postes sont plus difficiles à cerner car ils apparaissent à la fois au bilan et au compte de résultat sous forme de salaires et charges.

 

La triste réalité est que sous le pouvoir socialiste et tout particulièrement dans les périodes 1981-1983 et 1990-1997, la France a connu des baisses brutales du taux d’investissement.

Pour analyser la situation présente, nous ne disposons que des chiffres de 2009.  A cette la date, la FBCF de la France se ventilait comme suit, en fonction des sources de financement :

–        Financement par les sociétés non financières                      204,0 milliards d’euros

–        Financement par les sociétés financières                                13,7 milliards d’euros

–        Financement des administrations publiques                          63,9 milliards d’euros

–        Financement par les particuliers                                              107,0 milliards d’euros

–        Financement par des institutions à but non lucratif                             3,6 milliards d’euros

–        Total FBCF                                                                           392,2 milliards d’euros.

 

D’après ces chiffres, environ 80% des investissements sont ainsi décidés par des chefs d’entreprise ou par des particuliers. L’Etat ne représente que 16% du total.

Évidemment, Hollande n’a aucune intention d’augmenter les investissements de l’Etat puisque son seul programme consiste à augmenter les impôts pour financer de nouveaux frais de fonctionnement. Et, comme tous les pouvoirs socialistes l’ont fait jusqu’à présent, il va probablement faire baisser les investissements au profit des frais de fonctionnement. Exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire et de ce que ferait tout chef d’entreprise d’une société en difficulté.

Si Hollande arrive au pouvoir, les investissements de la France vont s’effondrer, comme ils l’ont fait en 1981. Les raisons sont simples à comprendre :

–         Les contraintes de rentabilité en France vont être beaucoup trop élevées, compte tenu de l’augmentation massive annoncée des prélèvements et impôts de toutes natures,

–         Les investissements des Français (particuliers et entreprises) vont se déporter vers l’étranger où la rentabilité attendue sera beaucoup plus forte. Le mouvement est déjà en place et va s’amplifier. En 2009, les investissements français à l’étranger étaient de 106 milliards d’euros alors que les investissements étrangers en France n’étaient que de 40 milliards d’euros,

–         Les grandes (et moyennes) fortunes, qui sont, malgré toutes les incantations de Reblochon 1er, une source importante d’investissements, accélérerons leurs délocalisations.

 

Une étude récente a montré qu’il faudrait que le pays investisse 40 milliards d’euros supplémentaires chaque année pendant 10 ans pour espérer ramener le chômage à 5%.  Avec Hollande, nous irons dans la direction opposée. La simple perspective de l’arrivée au pouvoir des socialistes a déjà ralenti les investissements : entre Q4-2011 et Q4-2010, le recul des investissements a été de 11% !

 

Hollande n’est pas un ignare. Il connaît bien ces mécanismes. Il a fait l’ENA et la Cour des Comptes. Contrairement à Mitterrand, qui avait l’alibi d’une inculture économique crasse, Hollande n’a que celui du cynisme. Il maintiendra jusqu’au bout son électorat dans l’ignorance car dire la vérité est totalement antipopuliste et pourrait le faire perdre. Avec sa fine intelligence populiste, il a du reste appliqué ces préceptes en Corrèze où les investissements ont été diminués et les frais de fonctionnement augmentés. Ses fonctionnaires l’adorent.

Ah que les discours de Hollande sont doux à l’oreille en ces temps de vaches grasses !

 

DANTON

 

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