Marianne et le coup de pied de l’âne

 

J’avoue que je ne lis pas souvent Marianne. Jean-François Kahn, du haut de sa suffisance, m’horripilait. Maurice Safran et Jacques Julliard, maquillés en Zorro de quartier, ne sont pas ma tasse de thé.

J’ai néanmoins été intrigué par un titre récent de Marianne: « Désormais c’est lui qui parle de défaite. La semaine où le système Sarkozy s’est effondré». Dans le même kiosque, le même jour, les autres journaux publiaient les titres suivants : « Sarkozy reprend du poil de la bête », « Sarkozy double Hollande dans les sondages », « L’espoir change de camp », « Hollande à la poubelle ». Les journalistes de Marianne ne semblent pas vivre dans le même pays que les autres.

La question est de savoir si un journaliste a vraiment le droit de prendre ses désirs pour des réalités et de publier n’importe quoi. Serait-ce un droit spécifique à Marianne, hérité de l’ami Kahn ?

Dans le corps de l’article, on enfonce le clou : «la guerre de succession a déjà commencé », « ministres et députés font déjà le deuil de leur ancien héraut », « sauve qui peut au sommet de l’Etat », « la semaine où Sarkozy s’est effondré », « c’était Sarkozy, histoire d’une ambition ». N’en jetez plus, la poubelle est pleine ! Ces gens-là regrettent probablement qu’il y ait un peuple qui va voter. Ce serait tellement plus simple s’ils étaient seulement entre eux, entre membres du KKK médiatique.

Un second article du même numéro est encore plus préoccupant : «Les ultra-riches sont-ils patriotes ?», par Jacques Julliard.

A-t-on le droit de stigmatiser une partie des français sur leur « patriotisme » surtout quand il s’agit de les exploiter financièrement au profit d’une communauté qui brique la Présidence par l’intermédiaire d’un soi-disant candidat politique normal ?

La spoliation de quelques patrons et de beaucoup de sportifs, artistes, capitalistes de gauche est présentée comme spécifique aux chefs d’entreprises. Les individus concernés sont en fait surtout des énarques, anciens fonctionnaires qui ont pantouflé. La proposition de Reblochon 1er de les taxer à 93% (en incluant la CSG et l’ISF) n’a aucune logique économique : il ne s’agit que de populisme et de démagogie. Une telle mesure rapportera au mieux quelques centaines de millions d’euros, qui seront prélevés par l’Etat. Comme pour tout impôt, le patriotisme n’a rien à voir avec cela. Sauf peut-être pour les masochistes, qui veulent payer plus. Baser son raisonnement sur quelques détraqués ne justifie pas l’insulte de Julliard aux riches. Paye-t-il-lui ses impôts avec le sourire ?

Regardons ce qu’est vraiment le patriotisme du système communautariste de Reblochon 1er.

Quel est le but ultime (en fait le seul) : prélever plus au privé pour donner au public. Il s’agit comme toujours d’engraisser en salaire et avantages nos fonctionnaires et d’augmenter leur nombre pour ancrer durablement la  gauche dans la politique française et au pouvoir. Il s’agit tout simplement de clientélisme et de corruption, passibles de 10 mois d’emprisonnement. Mais qui osera déposer une plainte ? Cette politique a marché il y a 30 ans, pourquoi pas aujourd’hui ?

Regardons du côté d’Eva, championne de l’ (anti)corruption. Elle aussi essaie d’acheter des voix avec la promesse de 20 000 emplois supplémentaires dans la fonction publique par an. Pourquoi pas 100.000 ? Pourquoi pas 1 million, comme l’a proposé (sans rire) l’ineffable Poutou. Pour Eva comme pour Poutou, ça ne mange pas de pain et ça permet de ratisser des voix. Il est vrai que les pauvres en ont bien besoin.

La question que Marianne devrait se poser est la suivante : « la secte fonctionnaire est-elle patriotique » ? Par secte, nous entendons la mouvance dure et souvent syndiquée de la fonction publique.

En 1983, un nouveau statut de la fonction publique a été voté, suite au projet Le Pors (ministre communiste). Il devait permettre d’ «aligner» le salaire des fonctionnaires sur celui des salariés privés et un rapport sur les rémunérations comparées devait être publié tous les deux ans. Le présupposé était bien sûr que les salaires du public étaient inférieurs à ceux du privé. En dix années, le salaire des fonctionnaires a augmenté en moyenne annuelle de 1,3 point de plus que celui du privé si bien qu’en 2004 le salaire moyen des fonctionnaires toutes catégories réunies était supérieur de 14% au salaire moyen du privé.

Devant ce constat, qu’a-t-on fait ? La mafia syndicalo-politique – aidée par la faiblesse comparative du pouvoir en place -,  a réussi à casser le thermomètre et à faire abroger l’article 15 de la loi Le Pors.

Avec les chiffres tronqués de l’INSEE, on peut cependant vérifier qu’aujourd’hui les salaires des fonctionnaires sont environ 20% plus élevés que ceux des salariés du privé. Le privé paye ainsi 24 milliards de sursalaires par an aux fonctionnaires.

Et, nous le savons tous, les avantages acquis indûment par la fonction publique sur les 60 dernières années « devront » être détruits ou c’est la France qui sera détruite. Nous faisons un appel pressant au « patriotisme » de la secte fonctionnaire pour qu’elle accepte de se mettre à égalité avec le privé. On devrait aller vite pour compter les réponses positives…

Nous savons que la foultitude de dépenses indues pompe le sang de ceux qui créent de la richesse. Reblochon 1er n’en a cure : il est à la pêche aux voix et pour les acheter il a besoin de promettre de l’argent et des postes, comme d’autres promettaient du pain et des jeux. A l’origine, même les communistes étaient d’accord pour que les fonctionnaires gagnent moins que les salariés du privé à compétences égales, de par leur statut d’emploi à vie ! Autre temps, autres mœurs…

Rappelons quelques faits :

–         La France a 7 millions de fonctionnaires et assimilés alors que l’Allemagne, plus peuplée, n’en a que 4,5 millions,

–         Le coût moyen annuel d’un fonctionnaire français est de 50.000 euros alors qu’il est de 40.400 euros en Allemagne,

–         A salaire égal, le coût moyen de la retraite dans le public est supérieur de 70% ( !) à celui de la retraite dans le privé,

–         Les hôpitaux publics emploient 54% des 500.000 infirmières et infirmiers de France et les hôpitaux privés en emploient 17% alors que le privé réalise 70% des opérations chirurgicales,

–         La loi Aubry sur les 35 heures excluait à l’origine les hôpitaux, mais ceux-ci ont été « couverts » sous la pression des syndicats un an plus tard, conduisant au désastre actuel,

–         Les collectivités locales ont embauché 48.000 fonctionnaires par an entre 2000 et 2006 et le rythme s’est accéléré depuis,

–         Les communautés de communes, véritables mille-feuille administratifs, ont justifié l’embauche de milliers de fonctionnaires et la création d’emplois politiques nouveaux, sans rien changer aux structures préexistantes,

–         Les collectivités locales obéissent à une étrange loi, qui défie l’apesanteur financière : plus elles dépensent, plus elles sont subventionnées,

–         L’absentéisme officiel dans la fonction publique est de 12% alors qu’il est de 6% dans le privé,

–         Les arrêts de travail ne sont aucunement contrôlés dans le public, alors qu’ils le sont dans le privé,

–         Les congés annuels dans le public se situent entre 7 et 12 semaines,

–         Un enseignant dans le secondaire effectue en moyenne 15 heures de présence devant ses élèves et il faut le supplier avec force primes pour lui faire faire quelques heures de plus (des coups de pied au cul seraient plus appropriés…),

–         Les syndicats pompent chaque année plus de 6 milliards d’euros d’argent public, essentiellement utilisés pour l’agrément de leurs permanents et pour l’arrosage de leurs amis politiques,

–         La collusion syndicat-parti de gauche a créé dans la fonction publique un flux permanent de droits acquis et d’avantages parfaitement illégaux.

 

Peut-on s’attendre de la part du système fonctionnaire syndicalo-politique à la moindre étincelle de patriotisme ? Cette secte et ses adeptes sabotent l’état et ils ne sont certainement pas prêts à sacrifier la moindre parcelle d’avantages acquis. Mais on ne sait jamais. Nous allons tenir un registre des fonctionnaires, des syndicalistes, des politiques et des journalistes de gauche qui demanderont l’abrogation de ces privilèges.

Evidemment, le salut public impose que Sarkozy soit élu pour un deuxième mandat parce qu’il n’aura plus d’épée de Damoclès au-dessus de sa tête et qu’il pourra ainsi prendre les mesures drastiques qui s’imposent. En mettant un grand coup de pied dans la fourmilière des associations, des syndicats, des entreprises publiques, des mutuelles, des comités d’entreprises, des dépenses sociales, ce sont 120 milliards de réduction de dépenses qu’il devra – et pourra – trouver.

Espérons que Sarkozy sera à la hauteur de la tâche, sans peur et sans reproches.

Comme le disait Michel Audiard : «un jour nous n’aurons plus que l’impôt sur les os ». Ce jour risque d’être proche si nous récoltons le Fromage de Hollande et son copain Reblochon 1er.

 

DANTON

Écrire le premier commentaire

Aucun commentaire actuellement.

Laisser un commentaire