Eva Cholie et l’exemple écologique Norvéchien

 

Les Norvéchiens nous ont envoyé Eva pour nous faire comprendre ce qu’est l’écologie : arrêt de la consommation d’hydrocarbures, arrêt du nucléaire, développement du renouvelable, insanité de la production de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Voilà les préceptes écologiques du bon peuple Norvéchien. Au moins ceux qui sont professés aux gogos français prêts à gober ces sornettes.

Car la Norvège a un (tout petit) secret qu’Eva se garde bien de mentionner. Elle produit en Mer de Nord et bientôt en mer de Barents :

–       1,6 million de barils de pétrole par jour,

–       106 milliard de m3 de gaz par jour.

La Norvège est le premier fournisseur de pétrole de la France. Merci la Norvège !

La Norvège satisfait l’essentiel de ses besoins propres grâce au niveau élevé de production hydroélectrique. L’exploitation des ressources en hydrocarbures est donc faite pour enrichir le pays. A fin 2009, la Norvège possédait ainsi une cagnotte de 355 milliards d’euros, accumulée grâce à l’exportation de son gaz et de son pétrole. A noter que la Norvège s’est faite longuement priée pour finalement débloquer un prêt de 7 milliards d’euros au FMI. C’est beau la solidarité.

La Norvège fait la promotion de son image « blanc comme neige » mais la production de gaz et de pétrole présentent quand même quelques inconvénients bien cachés (en France en tout cas) :

–       Il faut forer des puits et les boues de forage – très semblables en composition aux eaux de fracturation utilisées dans l’exploitation des gaz de schiste – sont rejetées à la mer. C’est évidemment plus commode que de les stocker et de les traiter comme le font les « affreux » exploitants des gaz de schiste. Près de 100 000 tonnes de boues sont ainsi déversées chaque année dans la mer,

–       L’exploitation du pétrole nécessite l’injection de grandes quantités d’eau qui revient ensuite avec le pétrole extrait. Cette eau est partiellement traitée puis rejetée à la mer. Le pétrole résiduel ainsi rejeté à la mer représente 2000 m3 par an,

–       Cette eau de production qui traverse les réservoirs de pétrole revient chargée en divers constituants tels, métaux lourds, mercure, uranium ou tritium. Mais la mer est généreuse et elle absorbe tout, comme les petits poissons que nous exportent ensuite nos amis Norvégiens. Le volume total de l’eau rejetée n’est que de 200 millions de m3 par an,

–       Pour augmenter la production, nos amis écolos Norvégiens fracturent chaque jour les gisements de pétrole et de gaz,

–       La Norvège a décidé de commencer à forer en Mer de Barents, aujourd’hui totalement vierge de toute production.

–       Enfin la Norvège n’a pas été épargnée par son lot de catastrophes écologiques, telle Ekofisc.

Nous ne cherchons en rien à critiquer la Norvège qui exploite son pétrole et son gaz selon les règles de l’art – encore qu’elle soit l’une des rares nations à ne pas recycler ses eaux de production pétrolière. Nous souhaitons simplement souligner que ce pays, présenté comme un exemple écologique à suivre, rejette tous les jours bien plus de polluants dans la mer que ce que tous les forages par fracturation hydraulique en France pourraient générer en une année.

Notre justicière Eva Cholie, après avoir démissionné de sa fonction de juge d’instruction, a passé quelques années en Norvège où elle a traqué la corruption des états. Il ne lui est pas venu à l’idée d’examiner le bilan écologique de son propre pays. La Norvèche fait ses petites réserves d’hydrocarbures pour l’hiver, pourquoi la déranger ?

DANTON

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