« La Vérite, l'âpre Vérité »

L’infantilisation de la société française

  • 24 septembre 2011

 

 

Les 40 dernières années ont été marquées par l’infantilisation de la société française. Les adultes, qui avaient autrefois pour devoir de préparer l’avenir de leurs enfants ont abdiqué cette responsabilité. La génération de 68 a avant tout recherché son confort, son plaisir, sa libération sexuelle, à travers la musique, les loisirs, le sport, le jeu, les vacances, le sexe, la  drogue. Ils dépensaient tout ce qu’ils gagnaient sans se soucier d’un avenir pris en charge par les organismes de répartition de l’état providence. Dans une France riche, la facilité a triomphé. Et certains politiques ont tout fait pour que cette infantilisation fonctionne à leur profit, grâce à un populisme bien calculé. On a mis en place un système basé sur la culture générale, les loisirs, l’emploi confortable à vie, l’assistanat, le financement des avantages acquis par la dette, une dépense croissante et irréversible de l’état, une addition laissée aux générations futures.

Nos pseudos socialistes ont bien compris que leur électeur cible était celui qui :

–       Se formait aux lettres, à la sociologie et à la culture générale dans des universités où les cornichons poussaient très bien,

–       Pouvait devenir fonctionnaire grâce à un concours basé essentiellement sur la culture générale en oubliant toute technicité,

–       Travaillait 30 heures par semaine (souvent moins de 20 heures) pour 35 heures de présence,

–       Profitait sous diverses formes de 8 à 10 semaines de congés,

–       Pouvait avoir de 10% à 15% d’absentéisme sous diverses formes non contrôlées,

–       Abritait ses enfants dès leur plus jeune âge dans des institutions privilégiées.

En un mot, l’électeur cible des pseudos socialistes n’est plus, depuis longtemps, l’ouvrier mais un privilégié dont l’emploi est garanti à vie et qui se fout bien de l’avenir de la France et des autres, pourvu que son cocon soit préservé.

Et la société s’est inversée. Les serviteurs de l’Etat se sont servis de l’Etat. Les privilégiés, au fur et à mesure que leurs privilèges augmentaient, sont devenus de plus en plus revendicatifs, encadrés par des syndicats ad-hoc et soutenus dans la rue par des politiques qui ont oublié tous les principes de la démocratie.

Et la société s’est scindée en deux : ceux qui travaillent pour créer de la richesse et ceux qui manifestent pour en profiter. On est passé d’une société du devoir à une société du droit, puis maintenant à une société du devoir d’avoir des droits supplémentaires !

Aujourd’hui, on sent bien que les limites du système sont atteintes et que cette scission devient intolérable à la lumière de ce qui se passe en Grèce, Espagne, Portugal, Irlande, Italie.

La prochaine campagne électorale va être une campagne charnière pour les pseudos socialistes car ils ne pourront plus promettre sans compter.

Tout à coup la France s’est aperçu qu’elle avait une dette, cachée jusque-là comme une maladie honteuse, qu’elle avait trop de fonctionnaires et d’agents territoriaux de tout poil ce qui expliquait son différentiel de compétitivité avec l’Allemagne, que certains français devaient travailler 60 heures par semaine pour compenser ceux qui ne travaillaient effectivement que 20 heures.

La musique des charmeurs de serpents socialistes n’endort plus qu’une faible partie de l’électorat bien qu’une large population préférerait encore dormir tranquille jusqu’à une retraite bien méritée.

La prise de conscience actuelle est-elle réelle ?

Pour paraphraser la formule l’Alain Peyrefitte à propos d’un autre pays : « Quand la France s’éveillera-t-elle ? ».

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1 commentaire actuellement

  1. Oui je trouve ce commentaire tout a fait explicite et juste en tout cas j’ai la même analyse et tant mieux si je me trompe mais on le saura d’ici quelques années ,ce n’est plus une question de décennies.

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