Le sabotage de l’éducation

 

Depuis plus de 40 ans les idéologues de l’éducation propagent les idées de Mai 68. La doctrine égalitariste issue de 68 se résume ainsi : l’instruction a fait place à l’éducation, la transmission des savoirs à l’auto-apprentissage et à l’épanouissement.

Les enseignants sont jugés non pas sur les résultats de leurs élèves mais sur la conformité à la doctrine du moment. Plus un apparatchik de la rue de Grenelle s’est éloigné d’une salle de classe et des élèves, plus il se montre intraitable sur les principes.

L’éducation nationale est un peu comme une armée en déroute : ce sont les planqués qui définissent la stratégie et font la loi tandis que ceux qui sont au front devant les élèves n’ont rien à dire.

On a vu apparaître l’apprentissage multi sensoriel, une démarche proche de la « métacognition » de Philippe Meirieu. Pour ce dangereux théoricien, l’élève doit être épistémologue de ses propres savoirs (sic). A l’école des fous de Meirieu, il n’y a pas de notes, car toute évaluation a valeur de sanction. Pour Meirieu une mauvaise note signe l’échec de l’enseignant. L’orthographe est considérée comme une violence à l’encontre des élèves : on parle maintenant « d’atelier de négociation orthographique ». Evidemment ce que ne dit pas Meirieu c’est que les élèves qui ont été éduqués dans son école des fous n’ont aucune chance d’intégrer une grande prépa ou une grande école car à un moment donné le savoir réel, la connaissance technique et les notes sont les seuls critères qui comptent.

Les classes de niveaux ont été supprimées: d’après les sociologues, l’hétérogénéité est la meilleure garantie du succès pour tous. Mais en pratique ? Lorsque l’hétérogénéité est difficile à appliquer à cause du jeu des options et des langues (les meilleurs choisissent souvent latin et allemand) Meirieu préconise « les réseaux d’échange réciproque du savoir ». Exemple : « tu m’apprends la proportionnalité et je t’enseigne les pronoms relatifs » : angélisme ou aveuglement ?

La réforme du français (1996 pour le collège, 2000 pour le lycée) a été un summum d’absurdité. Avant, les élèves apprenaient la structure d’une phrase en sujet, verbe, complément. Maintenant nos pédagogues ont introduit leur vocabulaire de cuistre : situation d’énonciation, adjuvant, adjuvé, schéma actantiel, schéma narratif,… Les élèves ne comprennent rien et les parents ne peuvent plus les aider. Dans cette nouvelle approche purement idéologique, l’accent porte sur le discours et l’argumentation. Le tract d’un parti politique et un passage de Voltaire sont ainsi mis sur le même pied. « Le Dormeur du Val » n’est plus qu’un manifeste antimilitariste. Comme l’avoue Meirieu, étudier la notice d’emploi d’une machine à laver a autant de sens qu’étudier Balzac !

Grammaire, orthographe, conjugaison, lecture sont des vocabulaires du passé. Désormais dans la Novlangue des pédagogues, on parle de « l’observation réfléchie de la langue » (ou ORL, non ce n’est pas le nom d’une maladie…). L’apprentissage des tables de conjugaison est devenu interdit. Les pédagogues des IUFM ont inventé « la dictée à l’adulte ». Pour éviter d’imposer à l’élève la violence de l’orthographe, ce  sont eux qui dictent un texte de leur cru à l’enseignant.

Evidemment les établissements privés et les lycées de haut niveau ignorent superbement ces directives idéologiques. Les autres sont bien obligés de subir.

Tout commence à l’IUFM. Ils n’ont pas été supprimés et se portent mieux que jamais. Intégrés désormais aux universités, ils sont peuplés des mêmes créatures que par le passé. On ne change pas une équipe qui perd ! Le message délivré est désespérant : il faut s’adapter au niveau très bas des élèves et leur supposée réticence à fournir le moindre effort. Les séances de formation ressemblent à des sessions des Alcooliques Anonymes. Voici quelques-unes des recommandations entendues en IUFM : ne pas apporter de savoirs car ça ne sert à rien, ne pas ennuyer l’enfant, amuser les élèves, leur demander de s’auto évaluer.

La formation des professeurs est devenue ubuesque. En théorie les jeunes professeurs sortant de leur formation sont affectés à temps plein dans une classe. Voici la pratique :

–         de la rentrée à la Toussaint, le nouveau professeur n’est pas dans sa classe mais dans celle de son tuteur,

–         les élèves voient leur professeur en titre de la Toussaint à Noël,

–         après Noël, ils voient apparaître un stagiaire : le professeur stagiaire pilote le stagiaire étudiant ! Pendant un mois le professeur disparait pour suivre une formation et il laisse la classe à l’élève stagiaire.

Les élèves auront ainsi vu défiler pas moins de trois enseignants différents pendant l’année. Ceci évidemment sans remplacement éventuel pour congé maladie.

Quelles sont les belles âmes qui prétendent encore que l’élève doit être au cœur du système : ce n’est en fait qu’une variable d’ajustement, un cobaye sur lequel on teste de nouvelles dispositions tout aussi éphémères que le ministre qui les a imaginées !

Et puis il y a l’inamovible Gérard Aschiéri qui a déjà usé 5 ministres et qui a la tête de la FSU est le garant de la défense des avantages acquis.

Et que fait le pouvoir politique dans tout cela. La triste réalité est les politiques sont impuissants et manifestent peu d’intérêt pour un sujet sur lesquels il n’y a que des coups à prendre : les syndicats sont en embuscade permanente, les parents jamais contents et les élèves toujours prêts à se mettre en grève. Comme l’a dit Gilles de Robien : « l’éducation nationale est un ministère où il est impossible de se mettre en valeur sauf en pratiquant la démagogie comme Lang qui crée 50 000 postes non budgétés en deux ans ou Bayrou qui ne fait strictement rien d’autre que répéter qu’il aime les enseignants ». C’est sous Bayrou que la réforme du français au collège, l’une des plus néfastes des 30 dernières années est passée. Bayrou se défend en indiquant que c’est son administration qui l’a faite. Triste aveu ! Pour durer sans froisser personne, il lui arrivait de jouer au ping-pong dans l’abri anti-aérien de la rue de Grenelle.

Pour comprendre cette inaction politique il suffit de réaliser qu’un petit tract glissé dans le casier de liaison touche immédiatement 9 millions de parents, donc 9 millions d’électeurs. Cela tempère la bravoure de beaucoup d’audacieux.

Et puis il y a l’éternel débat sur les effectifs. Essayons de regarder objectivement la situation française. Voici les chiffres tels que publiés par l’Education Nationale :

–         Nombre d’élèves dans le public primaire/secondaire en 2010 :                               9.952.681

–         Nombre d’enseignants :                                                                                             804.043

–         Absentéisme moyen dans le public 12% (6% dans le privé !)                                        – 96.485

–         Enseignants effectivement en poste :                                                                     707.558

Or, d’après le ministère, l’effectif moyen des classes du public en primaire et secondaire est de 23,4 élèves par classe. Ce nombre tient compte des spécialités qui s’exercent en groupe. Cela signifie que 425.328 enseignants sont nécessaires. On en conclut qu’il y a en permanence 282.230 enseignants qui n’enseignent pas ou en tout cas ne sont pas devant des élèves ! Et ce calcul tient déjà compte de l’absentéisme.

Cet énorme gaspillage est pour l’essentiel dû à la désorganisation et au laxisme d’une énorme machine impossible à gérer. Qui peut gérer efficacement près d’1 million de personnes ? Evidemment ce système est promu et défendu par les syndicats qui y trouvent leur fonds de commerce. Seule la décentralisation peut apporter une réponse et bien sûr les syndicats la combattent farouchement.

Une autre manière d’aborder le sujet concerne le temps de travail des enseignants par semaine. La récente étude publiée par l’OCDE montre que les enseignants français du second degré travaillent bien moins que leurs collègues allemands, anglais ou espagnols : 628 heures en France, contre plus de 700 heures ailleurs. La durée de travail des enseignants du secondaire a été fixée par décret en 1950 et n’a jamais évolué depuis (merci la FSU) : 15 heures pour les agrégés et 18 heures pour les certifiés. Les syndicats enseignants refusent depuis plus de 40 ans toute flexibilité et toute annualisation de leur temps de travail.

Et puis il y a ce mythe du temps de préparation des cours, de correction des copies, de partage avec les autres professeurs, de réunion avec les parents, qui soi-disant ferait passer le temps de travail effectif des enseignants à plus de 35 heures.

Regardons la réalité telle que vécue par des millions de parents d’élèves. Un jeune prof va probablement passer du temps à préparer ses cours les 2 ou 3 premières années. Mais après ? Les profs se contentent de répéter chaque année leur cours de l’année passée. Qui pourra faire croire qu’un prof expérimenté passe plus de 1 à 2 heures par semaine à préparer ses cours. Parlons de la correction des copies. Dans le meilleur des cas, un prof donnera un devoir tous les 15 jours (certains profs de philo en donnent un par trimestre !). En imaginant qu’il passe 15 minutes sur chaque copie, cela représente 4 à 5 heures de travail par semaine. Et ceci uniquement pour les profs consciencieux (heureusement les plus nombreux). Mais il y a ceux, en philo par exemple, qui utilisent pour corriger les copies la célèbre méthode de l’escalier : jeter les copies d’un geste leste en haut d’un escalier de 16 marches et noter en fonction de la marche atteinte !

Si on ajoute 1 à 2 réunions avec les parents d’élèves par an et quelques heures de concertation avec les autres professeurs par mois, on arrive péniblement et dans le meilleur des cas à une petite dizaine d’heures pour toutes ces activités hors cours. La moyenne horaire hebdomadaire d’un prof du secondaire est ainsi entre 25 et 28 heures au grand maximum.

Comme l’a révélé récemment un article des Echos, faire travailler les professeurs seulement deux heures de plus par semaine représenterait l’équivalent de plus de 40.000 postes.

Evidemment, le mammouth ligoté par les syndicats tout puissants ne veut surtout pas bouger. Au contraire, il propage une désinformation éhontée en demandant contre toute logique des temps de travail plus faibles, des classes allégées et des décharges pour les profs. Plus c’est gros, plus ça passe. Ubuesque !

Faisons un rêve. Pourquoi ne pourrait-on pas :

–         Demander aux enseignants de travailler 2 heures de plus par semaine,

–         Introduire de la souplesse dans les horaires hebdomadaires,

–         Echanger des horaires dans une même classe en fonction des absences,

–         Annualiser le temps de travail des enseignants,

–         Demander une plus grande polyvalence aux enseignants,

–         Instituer au collège le principe que deux enseignants principaux suffisent : un littéraire et un scientifique,

–         Demander aux enseignants qui ne donnent pas de cours de faire de la surveillance.

 

Tout ceci, ou une grande partie, Claude Allègre avait voulu le faire. Jospin, un apparatchik aux ordres des syndicats, l’a tué. Devant l’obstacle, courage, fuyons !

 

Mais pour que quoi que ce soit bouge, il faudrait que nos syndicats aient pour but premier l’éducation de nos enfants et non la défense des avantages acquis et un corporatisme populiste. Il y a hélas peu d’espoir. Il nous faudrait une Margareth Thatcher de l’éducation nationale !

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25 réponses à Le sabotage de l’éducation

  1. ROBESPIERRE 24 juillet 2013 à 20:58 #

    Lorsque vous dites ceci : « La formation des professeurs est devenue ubuesque. En théorie les jeunes professeurs sortant de leur formation sont affectés à temps plein dans une classe. Voici la pratique :
    – de la rentrée à la Toussaint, le nouveau professeur n’est pas dans sa classe mais dans celle de son tuteur,
    – les élèves voient leur professeur en titre de la Toussaint à Noël,
    – après Noël, ils voient apparaître un stagiaire : le professeur stagiaire pilote le stagiaire étudiant ! Pendant un mois le professeur disparait pour suivre une formation et il laisse la classe à l’élève stagiaire. »
    Et bien vous oubliez de préciser qu’on doit cette usine à gaz à sarkozy et au gouvernement fillon…

  2. Vive le roi 15 août 2013 à 17:59 #

    Ironie du sort, le nom que j’utilise pour repondre a m. ROBESPIERRE, n’est-ce pas ?

    Le probleme ne date pas de Nicolas Sarkozy ou de Fillon, mais de bien avant. Que me repondriez-vous, si je vous disais que ce que j’ai appris en CE1 et en 6e est sensiblement le meme ? Non je n’exagere malheureusement pas… J’etais pourtant dans un excellent college, avec d’excellents professeurs ; et je suis en mesure de dire que pour le brevet, les eleves doivent savoir la date de la revocation de l’Edit de Nantes, sans savoir qui est roi, qu’est-ce que l’Edit de Nantes, quand a-t-il ete decide, et quelles sont les consequences de ces lois…
    Quant au lycee, qui est egalement tres bon, je puis vous assurer que le professeur n’est pas le seul probleme. Le principal a changer, serait le CONTENU du programme lui-meme, notamment en histoire et en francais.
    Que penser de l’Histoire qu’on doit assimiler en 3 ans de la Prehistoire au monde actuel avec a peine 3 heures au plus par semaine de cours ??? Pardon : deux ans pour la section scientifique.
    Quand au francais, n’en parlons pas… On etudie deux pages de dix malheureuses oeuvres. Et on s’etonne que les Francais ne sachent plus parler correctement, n’aient plus d’orthographes et j’en passe…
    Alors reformez, reformez ! Non, les eleves ne sont pas surcharges en primaire au contraire, il suffirait de les interesser, au lieu de professeurs deprimes par ce qu’ils doivent enseigner… Et je suis bien placee pour ecrire ceci. Mais ne mettez pas la faute sur deux malheureuses personnes.

  3. Anonyme 5 novembre 2013 à 09:25 #

    pour avoir et conserver le pouvoir il faut des pauvres bougres non instruits en fait des moutons de panurge!!!

  4. Polygone 9 février 2014 à 11:57 #

    La transmission des savoirs doit se réaliser en primaire : Lire, Ecrire, Compter et apprendre l’Anglais. Ensuite au collège et lycée, nos enseignants ne servent plus à rien. L’école est juste un lieu de socialisation. Les savoirs sont accessibles sur le net et bientôt ils le seront en permanence avec des lunettes ou autres outils connectés. Les enseignants doivent être remplacés par des managers, qui motivent nos jeunes et leur apprennent à partir de thèmes précis à travailler sur des projets en collaboration et en équipe avec des notions d’entraide, de solidarité, de partage, emmenant l’ensemble à une réalisation commune tout en se comparant à d’autres classes et d’autres écoles qui réaliseraient la même chose.

    • PIOT 4 février 2017 à 17:23 #

      Hé bien pour vous!! le savoir c’est peu de choses!!

  5. Etudiante 17 mars 2014 à 22:59 #

    Je suis pas entièrement d’accord avec cet article. Je suis en première S dans un établissement public, nous sommes 35 dans notre classe et nous sommes 20 en demi-groupe. Les classes sont vraiment surchargées. En classe de seconde, il été très difficile de suivre les cours car les élèves voulant faire une L n’écoutaient pas dans les matières scientifiques et les S n’écoutaient pas dans les matières littéraires. Certain arrive tout de même à avoir de bonne note, je me souviens que lors du second trimestre pendant le conseil de classe, mon professeur de mathématiques hésitait à me laisser passer en S car j’avais 12 de moyenne en maths et que d’après les chiffre on perds entre 0 et 4 points or j’ai réussi à passer en S et j’ai aujourd’hui 19.5 de moyenne en mathématiques car la classe dans laquelle je suis maintenant est motivé, et si certain ne le sont pas ils ne dérangent pas les autres. Je suis d’accord pour dire que aujourd’hui être étudiant c’est difficile car nous n’apprenons plus grand chose au lycée et au collège et du coup quand nous arrivons à l’université nous devons faire face à un grand retard. Toutefois, il ne faut pas accuser les professeurs. Mon entourage est composé de beaucoup de professeurs, et je les vois souvent travailler sur leur cours, en corrigeant des copies ou en cherchant d’autres exercices à faire. Et puis le calcul est faut, ils sont besoin de 5 ou 6 heures pour corriger un tas de copie c’est à dire une classe sachant qu’il en on environ trois, cela fait 16/17h. Personnellement, quand j’ai en dessous de quinze, il y a beaucoup de commentaire sur ma copie pour me faire progresser donc cela montre que le professeur à passer du temps dessus. En espagnol, j’ai un contrôle par semaine, en anglais aussi. De plus, quand un de mes profs est en congé payé ( pour dépression, perte d’un membre de la famille, naissance, impossibilité de se déplacer… ) il rattrape par la suite ses heures gratuitement en s’arrangeant aux mieux avec les classes concernées. De plus a chaque fois qu’un de mes professeurs été absent, nous demandons a d’autres professeurs de nous prendre en cours et ils acceptent. Beaucoup de professeurs au lycée, font des heures supplémentaires non payé pour faire des cours de soutien aux élèves en difficulté ( une à deux heures par semaine ). Tout ce que je veux dire c’est qu’il ne faut pas jeter la pierre sur les professeurs, car ils font seulement leurs travail et ce n’est pas parce que quelques uns le font mal qu’il faut mettre tout le monde dans le même sac. La faute revient souvent aux parents qui engueulent car leur enfants ont eu une mauvaises notes à un devoir parce qu’ils n’ont pas révisé.

  6. R.B alias Oskar Lafontaine 18 mars 2014 à 05:40 #

    Le problème de la baisse des niveaux des élèves est un fait connu et établi, assez général en Occident et cette baisse a commencé dès les années 1960. La politique n’a rien à voir là-dedans et les diverses mesures prises par des ministres dans leur petit et étriqué cadre politique ou philosophique personnel, (maçonnerie) n’y changent et changeront rien.
    C’est un problème d’environnement, les enfants puis adultes sont moins bons, apprennent moins et moins bien, puis travaillent moins bien d’où la « crise » en fonction uniquement de leur niveau d’exposition à la « soupe » de champs électromagnétiques en densification continue, dans laquelle nous évoluons. Les statistiques le montrent, ce sont les enfants en provenance des campagnes qui, maintenant obtiennent de meilleurs résultats, tout simplement par ce qu’ils sont moins exposés, déjà fœtus dans le ventre de leur mère aux champs électromagnétiques, mais exception si une ligne à haute tension se trouve à proximité de l’habitation où ils vivent avec leurs parents.

    • PIOT 4 février 2017 à 17:36 #

      Hé bien non!! la baisse des niveaux est fait qui est loin d’être établi!!

      En 1960 se produit une massification de l’enseignement, c’est à dire que tout le monde ou presque rentre au collège…..mais je pense que les 20% , les meilleurs aujourd’hui, sont peut être meilleurs que les 20% d’une classe d’âge des année 60!!

      Il faut comparer des choses comparables!!! de même que les évaluations Pisa, si on prend les meilleurs élèves de Shangai, (en laissant de coté le milliard d’élèves chinois du bled) et qu’on les compare à une classe de Sevran dans le 93, on est à peu prés sur du résultat!!

      Ainsi la baisse de niveau!!!!!, tout dépend de quoi on parle!! A l’X et à Normale sup le niveau n’a pas diminuer!!

  7. Mohamed 18 mars 2014 à 10:05 #

    Hé bouffon, tu crois qu’on est plus con que toi ? Qu’est-ce qu’on se fait chier dans les écoles. De toutes façons on passe jusqu’au bac avec 5 de moyenne et si on ne l’a pas, on est rattrapé et on l’a quand même. Puis qu’est-ce qu’on va se faire chier dans ton usine de merde. Zavy toi. Mes parents ne bossent plus depuis qu’ils sont France, tu crois que je vais bouffer ton cambouis ? La France elle paye l’appart, la bouffe et le reste. Pour les extras on deal de la beuh aux profs. Ils ne peuvent pas prendre de la coke ces nazes avec ce qu’ils sont payés. Pourtant au rythme qu’on leurs fait subir, ça leur ferait du bien. Et qu’est ce tu veux faire de ton diplôme ? Ce n’est pas lui qui va faire rentrer de l’argent quand on s’appelle Mohamed. Mon cousin il fait taxi et il gagne du salaire. Mais la France elle lui prend tout pour filler aux feignants de voisins. Il a la Mercedes mais il est dégouté de la vie. Mon oncle il deal sur face book et twiter toute la nuit et il gagne le smic en 48h.
    On la nique ton école. On nique la France et on nique ta mère, hé bouffon.
    Putain, fait chier ton addition pour répondre…

    • PIOT 4 février 2017 à 16:48 #

      Voilà qui est clair!!

  8. Phoque çà pète 18 mars 2014 à 11:08 #

    @étudiante
    Quand j’étais en terminale (année scolaire 1965-66) nous étions dans des classes de 45 élèves. çà me fait donc doucement rigoler quand on parle aujourd’hui de classes « surchargées »!

  9. Phoque çà pète 18 mars 2014 à 11:23 #

    @RB alias OSKAR LAFONTAINE
    Votre deuxième paragraphe est, je suppose une plaisanterie.
    Quant au premier, je suis convaincu, contrairement à vous que la situation lamentable de notre enseignement est le fruit d’un choix politique destiné à faire qu’il en sorte une majorité de sous-hommes formatés pour être juste bons à consommer et veauter comme il faut pour être menés comme un troupeau par une petite élite qui parviendra malgré tout à émerger de ce magma grâce à leur intelligence plus aigüe et surtout l’appui de leur milieu favorisé.
    L’un des principaux éléments de ce dispositif monté depuis plusieurs décennies est constitué par des méthodes débiles d’apprentissaqge de la lecture.
    Aujourd’hui on voit des enfants qui en sixième et après ne savent toujours pas lire.
    De mon temps, des enfants qui ne savaient pas lire en CP, çà n’existait pas.
    Mais depuis bien d’autres matières ont été sabordées à commencer par les mathématiques et l’histoire.
    Aujourd’hui, l’école n’est plus qu’une garderie

  10. Oskar Lafontaine 18 mars 2014 à 11:55 #

    Je ne plaisante pas; et c’est bien là le problème. Aux Etats-Unis les enfants amish, communauté de protestants attardés, vivants habillés comme au dix-huitième siècle, roulant en voitures à cheval, et n’utilisant pas l’électricité, ils sont quelques dizaines de milliers, ont des résultats scolaires normaux, c’est-à-dire très au-dessus de la moyenne américaine actuelle. Idem pour des enfants du tiers monde nés et élevés loin des lignes électriques.

  11. dekismokton ? 26 juillet 2014 à 17:32 #

    article tout à fait interessant par sa mauvaise foi … sans enter dans les détails du temps de travail des enseignants, une petite remarque sur les calculs : prenons l’exemple d’un professeur de maths de collège qui a en général 4 ou 5 classes c’est à dire entre 110 et 150 élèves. S’il donne 1 devoir tous les 15 jours à raison de 15 min de correction par copie, cela fait plutôt entre 13 et 18 h de correction par semaine.
    Le temps de préparation, même pour un professeur expérimenté est bien d’une dizaine d’heure par semaine car, non, on ne refait jamais deux fois le même cours. Quant aux rencontres avec les parents, 1 ou 2 par an de façon pleinière, oui mais n’oublions pas les rencontres individuelles. Et je ne parle pas des conseils de classes et autres réunions après 17 h qui sont plus nombreuses que vous pous semblez l’imaginer.

    Je n’en dirai pas plus, je ne ferai pas le total, ceux qui pensent dur comme fer que les enseignants sont des fainéants ne seront de toutes façon pas convaincus mais si l’auteur dde cet article avait l’occasion de passer ne serait-ce qu’une semaine dans un établissement scolaire, nul doute qu’il reverrait sa copie 😉

    • PIOT 4 février 2017 à 17:16 #

      En effet, 15 heures de cours pour un agrégé, correspondent bien à une semaine bien remplie, mais admettons que l’on puisse faire plus, à condition bien sur que notre rémunération soit ramenée au même niveau que nos collègues européens , ou au même niveau qu’un cadre équivalent dans une entreprise, je ne vois pas pour quelles raisons un notaire à un salaire de 13000 euros mensuels et un prof à peine 2000 euros!!! Donnant donnant!! deux de plus pourquoi pas , mais au minimum une augmentation de 25% de plus!!

  12. James 29 novembre 2014 à 16:09 #

    Les français sont vraiment des gros c….
    Je ne comprends pourquoi, alors qu’être prof est métier de super planqués!!! grassement payé et presque rien à foutre… il est si difficile de recruter des enseignants….
    Visiblement ceux qui sont de cet avis, ont le cerveau si petit qu’il ne leur est pas venue à l’esprit qu’il peuvent comme tous ces planqués s’inscrire aux concours!!! C’est pas très cher, démocratique, et ça ne s’hérite pas…. alors putain, mais qu’est-ce qu’ils attendent!!!!! Inscrivez-vous aux concours!!!!!

  13. Anonyme 29 novembre 2014 à 20:12 #

    on enlève les conges faramineux
    on enlève les conges maladie sans preuves
    on enlève les conges maladie ( pardon arret de travail)
    on additionne les heures travaillees dans l année
    on divise par 12
    je vous laisses faire le calcul
    allez ça correspond a un très petit mi-temps

  14. Phoque ça pète! 30 novembre 2014 à 01:51 #

    Quand je pense à l’époque où nous étions 45 élèves par classe!!

  15. Phoque ça pète! 30 novembre 2014 à 01:56 #

    L’un des problèmes, c’est que dans les enceintes scolaires ou à proximité, il est prudent d’être muni d’un gilet pare-balles et un casque lourd.

  16. Colibri 30 novembre 2014 à 11:37 #

    Anonyme a dit:

     » ….pour avoir et conserver le pouvoir il faut des pauvres bougres non instruits en fait des moutons de Panurge !!!…’

    Je ne vois pas ce que l’on peut rajouter d’autre?

    On a bien pris conscience que l’école de la  »RIpoubliqle.. »fait depuis quelques années l’apologie du Crétinisme !!!

  17. Burko 4 avril 2015 à 16:27 #

    Savez-vous qu’avec tous ces pédagogues à la noix des dernières décennies nos écoles d’ingénieurs doivent maintenant proposer des cours de rattrapage d’ortographe à leur étudiants tant le précipice de sa connaissance et son application quotidienne est énorme… Un désastre comme au temps de voltaire !

  18. Burko 4 avril 2015 à 16:33 #

    Désolé Anonyme, il reste encore une bonne portion de profs consciencieux qui ne s’absentent pas pour un oui ou pour un non et savent accorder de leur temps aux plus fragiles. Ils ne sont pas légion certes, mais ils existent, subissent les lois et leurs changements constants, ils ont choisi ce métier par conviction et regrettent parfois d’enseigner dans le public tant celui-ci ne sait pas séparer le bon grain de la livraie….
    Alors anonyme ne généralise pas. Merci

  19. PIOT 4 février 2017 à 16:03 #

    Tout ceux qui prennent la parole devant un public savent qu’une de cours, de conférence n’équivaut pas à une heure de travail assis peinard face à un bureau, la fatigue dépend du public, dépend du nombre d’élèves ….ainsi un cours dans un amphi de 500 étudiants, ayant demandé dix à vingt heures de préparation n’a rien à voir avec un cours en première S qui lui même n’a strictement rien de commun avec un cours en classe préparatoire aux grandes écoles……donc il faut prendre beaucoup de précautions pour évaluer la quantité de travail que demande une heure de cours à un enseignant, cela est fort variable !!!!

    Une chose est sure!!, ce job est tellement attractif qu’il n’y a plus personne ou presque aux concours de recrutement, agrégation comprises!! A comparer avec les études de médecine!!

  20. PIOT 4 février 2017 à 17:04 #

    Faisons un rêve!!

    Que les enseignants français en acceptant deux heures de plus soient aussi bien payés que leurs collègues équivalents en Europe!!

    soit 40% de plus pour se mettre au niveau Allemand!! pourquoi pas rêvons!!

    Rêvons qu’un normalien, agrégé, docteur , ait le même salaire que son collègue enseignant chercheur en Suisse ou au MIT au USA!!! Oui rêvons!!

    Mon fils, maître de conférences à Lille 3 (30 ANS), docteur en IA, payé 2600 euros/mois en France, vient d’être embauché à Deep Mind à Londres, pour un salaire de 25000 euros , sans parler du package de stocks options (environ 500 000 euros) qui lui sont offert pour cinq ans!!

    Il est vrai qu’en France on considère normal de payé un Cardio lambda 250 000 euros annuels et en chercheur de haut niveau en intelligence artificielle 10 fois moins!! Mais bientôt nous appartiendrons au tiers monde….

    • PIOT 4 février 2017 à 17:06 #

      le salaire de Deep Mind est de 25000 euros/mois (salaire brut)

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