Murdoch sur Seine

 

 

Les Anglais découvrent avec horreur des pratiques journalistiques que la France connaît depuis longtemps.

– interceptions téléphoniques. Souvenez-vous des publications de conversations et de SMS privés de Sarkozy peu après son élection et avant qu’il ne soit équipé d’un mobile protégé. Evidemment les journalistes eux-mêmes ne sont généralement pas capables de pratiquer ces interceptions et ils font appel à des officines spécialisées. La sécurité intérieure a même été contrainte de changer certains codes gouvernementaux qui avaient été percés par ces spécialistes. Lorsqu’une personnalité devient inaccessible, c’est son entourage qui est visé (attention Mme Woerth),

– les juges d’instruction et les magistrats de gauche (ils sont nombreux) organisent des fuites de manière permanente vers leurs amis journalistes, alors qu’ils sont soumis au devoir de réserve et au secret de l’instruction. Mais leurs opinions politiques priment sur leur devoir,

– les syndicats de police de gauche alimentent leurs amis de détails croustillants afin de nuire au maximum aux personnalités du camp opposé,

– des médias peu scrupuleux – tels Mediapart – n’hésitent pas à acheter au larbin des Bettencourt (qui est en train de faire des émules car la délation paye) les enregistrements de conversations personnelles et privées. De plus des magistrats (devinez de quel syndicat ?) ont validé juridiquement l’utilisation de ces enregistrements, à l’encontre de tout principe. Souvenez-vous qu’à l’opposé, Eric Woerth n’avait pas utilisé des listings bancaires étrangers parce qu’ils avaient été volés.

– le plus beau évidemment, c’est le Canard Enchaîné, notre palmipède national qui sévit depuis des années. Il cultive un panel de hauts fonctionnaires de gauche, à l’éthique personnelle assez permissive, qui l’alimentent de manière continue. Et malheur à celui qui le met en cause : un flot de merde de canard se déversera sur sa tête pendant dix ans. Car le palmipède a la rancune tenace.

 

Dans certains cas, comme en Angleterre, la motivation principale est l’argent et il s’agit alors de simple corruption (oui ma chère Eva). Ce n’est finalement pas le pire.

Le pire est ce qui se passe dans la majorité des cas en France où les motivations sont idéologiques, faites par des gens qui s’arrogent le droit d’enfreindre la loi – ou à tout le moins le devoir d’état – pour des raisons politiques. Le développement de tels réseaux politiques, administratifs, judiciaires, policiers et médiatiques a été l’une des bases de développement des régimes totalitaires.

Et c’est là que commence une attaque directe aux principes mêmes de la Démocratie.

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