« La Vérite, l'âpre Vérité »

L’entreprise de « virginisation » de François Mitterrand

  • 16 mai 2011

Nous venons d’assister à la béatification de Jean-Paul II et à la restauration monarchique maritale en Angleterre. La France, elle, se lance dans une entreprise beaucoup plus difficile : la virginisation de François Mitterrand. C’est une entreprise beaucoup plus délicate car il n’a pas fait de miracle, ni pas guéri d’écrouelles, et ne peut plus trouver la jeune fille qui plaît au peuple (c’est un peu tard).

Cependant les socialo-populistes ont besoin d’un point de repère en absence de toute doctrine ou d’idées qui peuvent passer la rampe économique.

Mitterrand et ses proches successeurs ont eu un avantage certain sur les DSK, Hollande, Aubry, Ségolène et autres Valls. La crise de 2009 – et sa gestion exemplaire par Sarkozy –  prive ces derniers du principal levier utilisé par Mitterrand et ses sbires : raser gratis et laisser l’ardoise au suivant. Mitterrand a fait rêver aux frais de la princesse en se foutant comme de l’an 40 (il était proche de Pétain) de la dette qu’il laissait à ses successeurs. Après moi le déluge : je donne, j’emprunte, ils paieront. Et pour donner, il a donné :

–      les fonctionnaires embauchés depuis 81 nous coûtent chaque année 70 milliards et ils ont creusé une dette cumulée sur 40 années de 2800 milliards,

–      la retraite à 60 ans a été un attrape-nigaud électoral et chaque français sensé sait très bien qu’il faudra progressivement l’amener à 70 ans,

–      les 39 heures, puis les 35 heures, ont démoli des pans entiers de l’industrie française et ont accéléré sa délocalisation.

Et il faut voir les choses en face : Tonton était un littéraire qui n’a jamais rien compris à l’économie ou à la finance sauf quand il s’agissait d’encourager ses amis à s’en mettre plein les poches.

Qui a mis la France dans la panade actuelle ? Ce sont les Fabius, DSK, Aubry, Hollande, Ségolène, et autres, qui ont instrumentalisé le populisme et l’électoralisme de Tonton sans se préoccuper le moins du monde du futur de la France. Ce sont eux-mêmes qui veulent se virginiser en virginisant Tonton. Oublions nos escroqueries électoralistes et embrassons la France sur la bouche.

Nos pseudo-socialistes contemporains sont néanmoins bien embarrassés – même en s’étant refait une virginité avec Tonton – car ce qu’ils ont déjà donné leur tombe sur les pieds et ils ne peuvent le donner deux fois. Ils vont donc triturer le gâteau de l’impôt pour prendre dans la poche des uns ce qui servira à acheter les voix des autres.

Y a-t-il une seule mention dans leur pseudo-programme du nécessaire rétablissement de la compétitivité de la France et de ses entreprises ? Ils veulent créer une banque nationale pour soutenir les PMI. Ils ont déjà essayé cela en 81 puisqu’ils ont nationalisé puis géré pratiquement toutes les banques françaises. Le résultat a été spectaculaire : trois dévaluations, le contrôle des changes, un déficit qui s’envole, financé par la dette. On ne change pas une recette gagnante !

Depuis quelques années, la France a la chance énorme d’avoir des taux d’intérêt bas, car elle profite du parapluie allemand au sein de la zone euro. De cette vertu, elle a fait un vice en se droguant de plus en plus à la dette.

Mais les DSK, Hollande, Fabius et autres énarques, savent bien que cette période faste va prendre fin et qu’ils auront – s’ils gagnent- à gérer le merdier qu’ils ont créé. Si Sarkozy gagne, il aura à le gérer aussi (c’est ce qu’il fait depuis 2007) mais il a un énorme avantage : l’honnêteté économique.

Écrire le premier commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *