Gaz de schistes : la France est-elle trop riche ou nos politiques sont-ils des couilles molles ?

Nous avons vu la levée de boucliers concernant les gaz de schistes sur les trois derniers mois. Cette bronca  – menée par l’agitateur professionnel Bové mais reprise, hélas, par des députés de droite comme de gauche -, s’est accélérée avec la projection du film « Gasland » de Josh Fox. Ce film est un tissu de manipulations, pour ne pas dire un ramassis de conneries. Un seul exemple : l’eau qui prend feu est connue depuis des siècles et n’a rien à voir avec l’exploitation des gaz de schistes. Il s’agit d’un phénomène naturel de dissolution de méthane par biogénie dans certaines sources aux USA. L’exemple du Colorado cité dans le film a été étudié et documenté par l’agence de protection de l’environnement de l’état, qui a précisé que les gaz de schiste n’avaient aucun lien avec ce phénomène. Le film présente ainsi un mensonge délibéré qui est repris sans sourciller par nos journalistes bien pensants, sans aucun souci de vérification de l’information.

Le paroxysme de l’hypocrisie – ou de la manipulation – est atteint avec les sables bitumineux au Canada. On a publié en France des photos de paysages désolés d’extraction de ces sables en les présentant comme des sites d’exploitation de gaz de schistes. Sables bitumineux et gaz de schiste n’ont absolument rien à voir. Incompétence ou manipulation ?

Et le clown Borloo, qui avait pourtant l’air d’être sobre lors de son coming-out sur France 2, a décroché la noix de la connerie en indiquant qu’il fallait bien sûr arrêter immédiatement l’exploitation des gaz de schistes en France compte tenu du désastre écologique que constitue l’exploitation de ces « bitumes schisteux » (c’est du « Borlangue », on ne comprend pas toujours tout)  au Canada. Il devait, pour le coup, être bourré le jour où il a autorisé l’exploration.

Et les sables bitumineux canadiens : est-ce vraiment une catastrophe ? Oui le paysage est noir, car le sable est gorgé de bitume qui lui n’est pas blanc. Mais de plus en plus, les zones d’exploitation sont replantées et rendues à la nature.

Toutes ces « erreurs » bien calculées, – il y a des dizaines d’exemples -, ne sont pas innocentes. Il ne s’agit aucunement d’informer. Comme pour le réchauffement climatique, le but avoué est de dramatiser, faire peur et imposer des décisions sous la pression d’une opinion manipulée à laquelle on a ôté tout libre-arbitre. La peur doit être panique pour éviter à l’opinion de penser. L’émotion doit balayer la raison. C’est ça la politique verte. C’est ça la démocratie.

Chirac a inscrit le principe de précaution dans la constitution pour des raisons électorales et la France, dans un mouvement subtil et continu, est devenue le Pays de la Trouille.

 

Aujourd’hui, les inventions qui ont fait notre monde et notre richesse seraient impossibles dans une France qui tremble que l’on change un tant soit peu sa vie bien douillette. Les Français vivent – avec l’argent de leurs enfants – sur les acquis des scientifiques et des ingénieurs qui ont construit la France. Ils veulent tout sans rien changer. Imaginons que le principe de précaution, les multiples comités Théodule devant se prononcer sur l’impact de toute nouveauté, Bové, Borloo et les autres aient toujours été là (eh oui, ça fait peur). Qu’aurions-nous inventé et découvert ? Voici quelques exemples :

–      Pour commencer, nous ne serions jamais entrés dans l’âge du bronze, car le bronze est un alliage cuivre-étain, et que l’étain et ses sels sont hyper-toxiques. Souvenez-vous, cependant, que nos parents utilisaient, – les pauvres inconscients -, des casseroles étamées,

–      Papin (1687) n’aurait jamais pu construire sa machine à vapeur, tant ses chances d’exploser étaient grandes,

–      L’automobile (1770) ne serait certainement pas inventée aujourd’hui. Quel est le fou qui autoriserait la mise au point d’un engin de mort, qui roule à 130 km/h alors que les crash-tests se font à 60 km/h et qui fait des centaines de milliers de morts dans le monde tous les ans ? Nos écolos ont bien raison de rouler en vélo. Mieux, ils devraient rester chez eux car le vélo est dangereux aussi,

–      Qui oserait aujourd’hui tester une Montgolfière (1783), engin où on allume un feu dans une enveloppe de papier ?

–      Comment pourrait-on développer le gaz d’éclairage (1792) en ayant le culot d’amener dans chaque maison un fluide explosif ? De même, le stockage souterrain de gaz, proche en conception du gaz de schiste, aurait été prohibé,

–      Le métier Jacquard (1800), qui a supprimé beaucoup d’emplois, n’aurait pas résisté aux manifs et aux émeutes. On tisserait encore à la main,

–      Comme pour le gaz, qui serait assez fou aujourd’hui pour inventer la pile électrique (1800) et amener dans chaque foyer ce fléau – l’électricité – qui peut tuer femmes et enfants par électrocution,

–      Pourquoi inventer la conserve alimentaire (1814), en créant des risques de mort par contamination ? Autant laisser les gens mourir tranquillement de faim,

–      La locomotive et le chemin de fer (1814) n’auraient pas survécu aux prédictions apocalyptiques de ces scientifiques – les ancêtres du GIEC – qui affirmaient que les passagers suffoqueraient au-delà de 30 à 40 km/h. Il est vrai qu’ils avaient d’autres moyens de locomotion à protéger (comme les pseudo-experts du GIEC protègent leur petit fromage),

–      L’allumette phosphorique à friction (1931), qui a été responsable de nombreux incendies, ne serait jamais sortie d’un laboratoire,

–      Le tramway (1934), qui a écrasé sans distinction enfants, femmes et vieillards, n’aurait jamais été mis en œuvre par aucun maire,

–      Le caoutchouc vulcanisé (1839), qui n’a servi qu’à accélérer la vitesse des automobiles, serait considéré aujourd’hui comme sans intérêt,

–      Le dirigeable (1852), ce pari stupidement risqué (comme l’a prouvé le Hindenburg) n’aurait jamais vu le jour,

–      La dynamite (1866) aurait été interdite, puisqu’elle explose,

–      Les antiseptiques (1868) et les biocides (rappelez-vous le mercurochrome, qui a fait des ravages) n’auraient jamais été autorisés à la vente. Il en est de même pour tous les produits pharmaceutiques. Il vaut mieux mourir naturellement que se sauver avec des produits toxiques,

–      Les rayons X (1878), qui irradient les patients, seraient restés à jamais dans l’esprit de Roentgen. Il vaut mieux mourir sans comprendre de quoi, que d’essayer de se guérir,

–      Le moteur à deux temps (1879) et la mobylette, objet roulant totalement instable, seraient restés dans le garage de leur inventeur,

–      Le porteplume à réservoir (1884) aurait été interdit après qu’un fonctionnaire qui s’était, gentiment, endormi à son bureau, se soit crevé un œil (ses collègues auraient immédiatement exercé leur droit de retrait),

–      Le tube néon (1911) avec ses traces de mercure aurait été prohibé,

–      Le DDT, utilisé pour sauver les récoltes, n’aurait jamais été autorisé. Et la famine aurait protégée notre mère terre de l’invasion des punaises humaines.

On peut aussi se demander si nos écolos et chantres de la décroissance auraient laissé se développer les vaccins, quand leur but – plus ou moins avoué – est de limiter la population de la terre.  Le vaccin contre la variole (1796), le vaccin antituberculeux (1921), la pénicilline (1928), les sulfamides (1948), l’auréomycine ont tous contribué à sauver des millions de vie. Les chantres de la décroissance les auraient diabolisés, comme ils l’ont fait pour les OGM. Les pilules contraceptive (1960), puis abortive (1988), qui vont dans le sens du contrôle de la population, auraient elles été autorisées, avant la découverte de la pilule stérilisante. Quant aux inventions modernes, l’affaire est encore plus claire. Sous la pression des écolos et avec les procédures actuelles, la France n’aurait jamais pu :

–        Construire le TGV, faire voler la Caravelle, le Concorde, l’Airbus, développer une industrie automobile,

–        Nourrir plus de 20 millions d’habitants sur son territoire,

–        Exploiter ses mines de charbon, développer son industrie nucléaire, exploiter le gaz de Lacq, beaucoup plus dangereux que les gaz de schistes, à cause de la présence d’hydrogène sulfuré, hyper toxique.

Et les vaches, responsables de la méthanisation de l’atmosphère, auraient été boutées hors de France…

Devant l’hyper activisme des écolos, relayés complaisamment par des journalistes en mal de sensation, une partie de notre classe politique se couche. Les socialistes ont besoin des votes écolos. Borloo aussi. Et beaucoup de députés de droite ont peur de perdre la moindre voix et tremblent devant le premier frémissement de contestation. Regardez les députés du sud-est s’activer contre les gaz de schistes ! Un bel exemple de courage… Nous avons une série de couilles molles dont le seul but est de conserver des voix pour se faire réélire et dont les convictions suivent le sens du courant. C’est un bel exemple de ce politico-populisme dont crève la France depuis quelques décennies.

Pendant ce temps, les autres pays cherchent, développent, exploitent, créent de la richesse et du pouvoir d’achat. En France, le pouvoir d’achat doit tomber tout cuit, sans égratigner la moindre limace.

La France  coule, et l’orchestre socialo-écolo-borloo nous rejoue l’Internationale… comme il y a 100 ans.

www.vachealait.org

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