La France deviendra-t-elle une colonie économique de la Chine ?

 

Qui se préoccupe de l’avenir économique de la France ? Depuis la période De Gaulle – Pompidou, et dans une moindre mesure Giscard, l’avenir de la France n’a jamais réellement préoccupé nos politiques. Le mot d’ordre a été : en parler toujours, agir jamais. Comme nous l’avons exposé dans notre texte sur les pseudo-socialistes, la gauche depuis 40 ans ne se préoccupe que de son élection et de sa réélection en achetant des votes par l’intermédiaire d’embauche massive de fonctionnaires et en conduisant une politique socialo-populiste. Si on en croit les ébauches du programme socialiste pour 2012, ce plat peu ragoutant va nous être resservi. La droite, au pouvoir, essaie de corriger le tir, mais sans avoir le courage de confronter directement le populisme – comme l’avait fait Thatcher – ce qui limite considérablement son champ d’intervention.

Depuis les années 80 la France s’est recroquevillée sur ses acquis industriels sans se rendre compte de ce qui se passait à l’extérieur. La Chine s’est réveillée. On a été prévenu. On n’a rien fait.

Tout cela est très bien dans le marigot franco-français où les éléphants s’ébrouent mais ces gens là ne voient pas et surtout ne veulent pas voir que le monde est entré en guerre. Ces personnages dont le nombril a envahi la cervelle connaissent le monde à travers les voyages organisés, les banquets et les accolades amicales et ont des peaux de saucisson devant les yeux. Il faut voir comme les chinois rigolent de nos idées stupides.

Car la Chine a déclaré la guerre économique (pour l’instant) au monde, en utilisant un art de la guerre vieux de 3000 ans. Le but suprême n’est pas de se contenter d’un pouvoir économique équilibré. Non, c’est de revenir à l’Empire du Milieu, non pas en Asie (et maintenant en Afrique) mais dans le monde entier. Pour la Chine il s’agit d’établir une puissance militaire et un pouvoir politique suffisants pour contrôler le monde sans faire la guerre, seulement par le chantage et l’intimidation. C’est le « soft power » de Sun Tsu. La guerre ne doit être faite qu’en dernière extrémité car elle résulte d’une erreur stratégique des politiques, comme cela s’est passé à Tienanmen ou au Vietnam. C’est l’erreur que le Parti Communiste Chinois ne peut se permettre de commettre. Cependant, en cas d’échec, la Chine doit avoir les moyens d’appliquer le « hard power » si nécessaire.

La similitude avec les années 1939-1940 est frappante.

La période 1990-2009 a correspondu à la montée en puissance de la Chine, comme l’avait fait la République de Weimar en préparant l’arrivée du nazisme et la revanche sur le passé de tout un peuple. Et pour cela les chinois ont utilisé la poudre aux yeux, l’humilité, la souplesse, la preuve d’amitié qui vont si bien à un vaincu pour préparer la guerre contre le vainqueur. La Chine devra laver l’affront infligé par l’occident pendant plus de 100 ans et la revanche est proche.

Depuis la crise de 2009, nous sommes entrés dans la « drôle de guerre » qui va probablement durer quelques années, mais nos éléphants de gauche ont bien d’autres choses à faire que de regarder la réalité en face. Alors que la Chine met la main sur le commerce international, les ports et les routes maritimes, les minerais, le pétrole, l’information et la connaissance, on ne s’aperçoit même pas qu’elle contrôle déjà certains pays : la Corée du Nord, le Laos, le Cambodge, la Birmanie, le Soudan, l’Angola. Son contrôle s’exerce par ses entreprises d’Etat tentaculaires, contrôlées par l’Armé et le Parti. Dans le même temps, nous pensons encore à notre petit bien être, à notre gâteau à partager en tranches bien égales, à notre temps de travail, à nos vacances, à notre pouvoir d’achat. Personne n’explique au bon peuple que tout cela est payé à crédit avec l’argent de nos enfants.

Nos politiques de gauche pensent comme Daladier en 1939 que la Chine est une démocratie qui s’ignore et que grâce à nos conseils, nos manifestations ridicules, nous allons changer leur monde. Ces « baroudeurs du petit four » ne se rendent pas compte que la Chine, à l’exception d’une poignée d’intellectuels – dont l’aura en occident n’a d’égal que l’indifférence à domicile-,  est un pays patriotique et solidaire, uni par la soif de revanche sur ceux qui les ont exploités pendant un siècle.

Admirez nos Daladier, Blum, Briand, Chautemps, Laval, Gamelin, Mme de Portes,…, ce sont les mêmes gens de gauche avec la vue basse et les charentaises au pied qui vont nous amener au front dans cette guerre (et se planquer comme ils l’ont fait en 40).  Regardez Mitterrand, DSK, Martine Aubry qui ont détruit l’industrie et la valeur travail dans le seul but de gagner des votes. Leurs prédécesseurs avaient tout fait pour que De Gaulle ne puisse pas constituer les Brigades Motorisées nécessaires à notre défense ou que Dautry ne puisse construire une industrie de l’armement. On va rester bien au chaud derrière la ligne Maginot de l’Europe, qui n’est qu’un tigre de papier, alors qu’on est déjà contourné de toutes parts.

Et cette « élite » de gauche est obligée de cirer les souliers des Ecologistes, pour obtenir leur vote, ces Ecologistes qui ont le même discours, à la virgule près, que les Pacifistes d’entre les deux guerres. Dixit DSK : mon élection est plus importante que mes idées (si j’en ai). Et ils pensent – ou font semblant de penser – que la protection de la nature va faire éclore les fleurs de la Paix entre les nations, alors que la Chine est déjà en train de dépecer les satellites qu’elle a créés comme l’Allemagne dépeçait la Pologne en 1939.

Pour que la France se mobilise et qu’une union se fasse, la condition première est que les partis politiques soient indépendants et non soumis au chantage des marginaux et des extrémistes. La droite a eu un courage exceptionnel en se coupant du FN, qui lui aurait pourtant fait gagner toutes les élections. A l’inverse, le PS n’a fait que se soumettre aux diktats des extrêmes afin de quémander des votes. Qui aura le courage de dire aux Français, comme Paul Reynaud « Croyez-vous que dans l’Europe d’aujourd’hui, la France puisse à la fois maintenir son train de vie, dépenser 25 milliards d’armement et se reposer deux jours par semaine ? Je vous annonce qu’en France la semaine des deux dimanches a cessé d’exister ».

Si à terme nous échouons – et nous sommes en train d’échouer -, nous serons contrôlés par un Pétain économique (et peut-être plus) de service qui ne pourra que dire oui au PCC. Dans le meilleur des cas, la France deviendra le parc d’attraction du touriste chinois et nous vivrons de leurs pourboires.

Le système est verrouillé : la gauche crée des fonctionnaires pour se faire élire alors que la droite essaie d’aider les entreprises et l’emploi industriel. Emplois fictifs contre emplois effectifs ! Le système n’est pas équilibré. La droite ne peut réduire suffisamment vite le nombre de fonctionnaires et l’emploi réel ne se décrète pas, car c’est la compétitivité des entreprises qui crée l’emploi. A l’inverse, la gauche crée sur simple décision autant d’emplois publics qu’elle le souhaite et s’applique par ailleurs à détruire les emplois industriels en augmentant les prélèvements et en réduisant la durée du travail.

Et la sacro sainte exécration de l’argent ! Quand la gauche dira-t-elle enfin qu’un poste de travail mis à la disposition d’un ouvrier coûte en investissement entre 200 000 et quelques millions d’Euros et que cet argent ne peut venir de la poche des ouvriers.

Dans cette guerre refusée mais qui nous envahit, on peut dire comme Churchill « Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre. »

Trouvera-t-on à gauche un nouveau Mendès-France, qui lui ne s’est pas planqué et qui a toujours dit sa vérité sans se laisser influencer par les ambitions électoralistes. Il n’est pas besoin de renier ses opinions pour proposer une politique pour la France. Certains pays, comme l’Allemagne, ont su créer un certain consensus, ont pris conscience du danger et ont réagi. Ne pouvons-nous pas comprendre que seule notre compétitivité est une arme dans la guerre économique ?

C’est le désespoir qui nous envahit, nous les Vaches à Lait. Mais tout au fond du désespoir, il y a l’espoir. Golda Meir disait « Donnez-moi dix hommes désespérés et je changerai le monde ».

Les industriels qui parcourent la Chine depuis 20 ans n’ont aucune illusion : on réagit ou on se couche.

 

 

Proverbes (presque) chinois

 

« La Chine s’est réveillée pendant que la France s’est endormie »

 

« Le tigre chinois court plus vite que le mouton français »

 

« Une armée de fourmis chinoises vaut 10 armées de fonctionnaires français »

 

 

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